Défense

Maroc : le service militaire à l’épreuve du confinement

Réservé aux abonnés | | Par - à Casablanca
Mis à jour le 09 juillet 2020 à 14h56
Recrutement dans une base des forces aériennes de Kenitra, le 19 août 2019.

Recrutement dans une base des forces aériennes de Kenitra, le 19 août 2019. © FADEL SENNA / AFP

L’état d’urgence sanitaire avait entraîné l’interruption de la formation des 15 000 appelés au service militaire. À l’heure du déconfinement, ils s’apprêtent à rejoindre leurs casernes… pour recevoir leur certificat.

La première année de rétablissement du service militaire dans le royaume aura finalement été une année blanche. Les 15 000 Marocains constituant ce premier contingent de conscrits n’ont pas pu achever leur apprentissage.

À peine ont-ils eu le temps de finir la première phase de la formation commune de base (FCB) que la crise sanitaire s’est déclarée, obligeant la fermeture de toutes les écoles et centres de formation. Les établissements militaires n’ont pas été épargnés par cette décision.

« Il n’y a pas que les centres de formation où avaient été affectés les appelés qui ont renvoyé leurs élèves chez eux, nous confirme une source proche de l’administration de la Défense nationale. Même dans les autres centres de formations de certains corps d’armée, la formation a été interrompue, et les stagiaires priés de rester chez eux. »

Le général Mansouri, victime collatérale

Cette décision, prise par l’Inspection générale des Forces armées royales, dirigée par le général de corps d’armée Abdelfettah El Ouarrak, a été motivée par la volonté de limiter les foyers potentiels de contamination dans les casernes, dès lors que l’armée marocaine n’a pas été épargnée par la pandémie.

Même le prestigieux corps de la Garde royale a connu l’enregistrement de plusieurs cas, au point de coûter son poste au général Mimoun Mansouri, après quarante-cinq années de service.

Aujourd’hui, alors que le royaume vit ses premières semaines de déconfinement, l’armée étudie la possibilité de reprendre les formations dans les centres réguliers, notamment pour la formation des stagiaires des Forces auxiliaires et de la Gendarmerie royale. Pour les quatorze casernes où évoluaient les appelés du service militaire, la question est tranchée.

Préparer la cérémonie

« Ils y reviendront juste pour la forme, le temps de préparer la cérémonie de remise des certificats », nous explique notre source. Et pour cause. Les douze mois de service sont quasiment écoulés, sachant que les premiers appelés avaient rejoint les casernes le 10 août 2019.

Là, il est question pour l’administration de la Défense nationale de démarrer les préparatifs pour la deuxième promotion, qui sera en quelque sorte la véritable première promotion. À moins que cette deuxième vague de contamination qui semble s’annoncer ne vienne encore perturber tous les programmes…

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