Politique

Centrafrique-Congo : Bozizé et Meckassoua, invités spéciaux de Sassou Nguesso à Oyo

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 02 juillet 2020 à 15h48
Le président Denis Sassou Nguesso, en 2019.

Le président Denis Sassou Nguesso, en 2019. © EVGENIA NOVOZHENINA / POOL / AFP

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a discrètement reçu à Oyo les opposants centrafricains François Bozizé et Karim Meckassoua. Voici les détails exclusifs d’une médiation visant à apaiser leurs relations avec le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra.

Rien n’a filtré du contenu de la courte « visite de travail » que le président congolais Denis Sassou Nguesso (DSN) a effectuée dans sa ville natale d’Oyo, dans le Nord du Congo, au cours de la dernière semaine de juin. Seule la partie privée de ce déplacement – il est allé s’incliner sur la tombe de sa mère, Emilienne Mouebara – a été rendue publique.

En toute discrétion

Selon nos informations, DSN s’est rendu dans ce chef-lieu du département de la Cuvette pour y recevoir en toute discrétion deux personnalités politiques centrafricaines : l’ancien chef de l’État François Bozizé et l’ex-président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua.

C’est le ministre congolais de l’Aménagement, de l’Équipement du territoire et des Grands Travaux Jean-Jacques Bouya qui est allé à Bangui chercher les deux opposants le 26 juin à bord d’un avion affrété par la présidence, avant de les raccompagner le lendemain.

Dans la capitale centrafricaine, le missi dominici de DSN a été reçu par le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra (FAT), avec l’accord duquel ce déplacement s’est effectué.

Le déstabiliser « par tous moyens »

Depuis quelques semaines et dans un climat politique préélectoral délétère (la présidentielle est prévue en principe pour le mois de décembre), FAT se plaint auprès de ses voisins Denis Sassou Nguesso et Félix Tshisekedi de l’activisme dont font preuve à ses yeux Bozizé et Meckassoua, qu’il soupçonne de chercher à le déstabiliser « par tous moyens ». C’est donc bien à une médiation entre les deux camps que se livre le président congolais. Une de plus en ce qui le concerne tant il est devenu, au fil des décennies, un fin connaisseur de ce dossier complexe.

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