Industrie

Cameroun : ce que contient le testament de Victor Fotso

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Mis à jour le 01 juillet 2020 à 10h49
Victor Fotso au sommet France Afrique, à Yaounde, au Cameroun, en 2001.

Victor Fotso au sommet France Afrique, à Yaounde, au Cameroun, en 2001. © Jeune Afrique

C’est un quatuor qui présidera désormais aux destinées de l’empire bâti par l’industriel camerounais décédé il y a trois mois à Paris.

Les dernières volontés de l’industriel Victor Fotso, décédé à 93 ans le 19 mars à l’hôpital américain de Paris, ont été dévoilées devant notaire le 22 juin. Le patriarche, qui laisse 122 enfants, a opté pour une administration collégiale, en désignant quatre mandataires.

À 46 ans, Laure Njitap Toukam Fotso devient ainsi l’administrateur principal des biens. Vice-présidente d’un groupe familial comptant actuellement une vingtaine d’entreprises réparties dans dix pays du continent, l’épouse de l’ex-footballeur international Geremi Njitap était considérée depuis une décennie comme « la canne » de son père. Ce dernier l’a du reste chargée d’organiser ses obsèques.

Indivision et parts égales

Elle sera secondée par trois de ses frères. Comptable de formation, Marcel Florian Kamga Fotso, 29 ans, travaille depuis sept ans à la Société africaine de fabrication de cahiers (Safca), l’une des filiales locales du groupe. Jonathan Kuate Fotso, 24 ans, étudiant à Yaoundé, et Pascal Damien Gappe Fotso complètent le tableau.

À 26 ans, ce dernier, ingénieur de génie civil sorti il y a quatre ans de l’École polytechnique de Montréal, qui achève un diplôme d’études supérieures et spécialisées (DESS) en gestion et administration des affaires à HEC de la ville canadienne, préside désormais aux destinées de la fratrie. Il a été choisi par Victor Fotso pour être son « successeur » sur le plan coutumier et hérite de son titre de notabilité de Fô Niapgoung, « le bâtisseur ».

« Tous les enfants viennent dans la succession à parts égales et le patriarche a souhaité qu’ils restent dans l’indivision », insiste une source proche du dossier contactée par Jeune Afrique. « Le fait qu’il n’y ait pas eu de partage de biens a calmé les uns et les autres. Mais, comme dispose la loi, nul n’est censé rester dans l’indivision », commente un observateur, prévenant d’éventuels procès à l’avenir.

Reste encore à réaliser l’inventaire du patrimoine de Victor Fotso, une fois exclus les dons et legs faits à certains enfants du vivant du patriarche – une étape qui devrait demander un certain temps – et à liquider la communauté des biens entre les 25 veuves, pour déterminer leurs parts respectives.

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