Capital-investissement

Pourquoi Edmond de Rothschild mise à nouveau sur le Maroc

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Mis à jour le 01 juillet 2020 à 10h06
En 2018, Amethis (dont Edmond de Rothschild Private Equity est actionnaire), prend une participation minoritaire dans le marocain CFG Bank.

En 2018, Amethis (dont Edmond de Rothschild Private Equity est actionnaire), prend une participation minoritaire dans le marocain CFG Bank. © CFG Bank

Déjà présent dans le royaume chérifien notamment via Amethis, dont il est le principal actionnaire, le capital-investisseur de Genève est sur le point de boucler de nouveaux accords.

« Nous avons des accords en cours que nous sommes prêts à conclure », a déclaré Johnny El Hachem, le directeur général d’Edmond de Rothschild Private Equity, à nos confrères de The Africa Report. « Le Maroc offre d’énormes opportunités. Nous nous concentrerons sur ce pays dans les années à venir », avec la Tunisie et l’Égypte.

Pour le capital-investisseur, ces nouveaux investissements au Maroc auraient dû être bouclés plus rapidement mais, à cause de la pandémie de Covid-19, il a été difficile de lever les fonds nécessaires. Johnny El Hachem est convaincu que ceux-ci seront bientôt réunis, Edmond de Rothschild Private Equity ayant de plus en plus recours aux « e-roadshows ». La pandémie, espère-t-il, aura permis pour l’avenir un recours accru à ce type de collectes de fonds à distance.

Porte d’entrée vers l’Afrique subsaharienne

Pour la société d’investissement, le Maroc répond aux critères de diversification de l’économie, d’urbanisation et de croissance de sa classe moyenne. Et le pays présente des opportunités dans les services financiers et les soins de santé, précise Johnny El Hachem.

Par ailleurs, le royaume a fait beaucoup pour attirer les investissements directs étrangers et a créé un environnement « vivable » pour les entreprises. Le pays a également « un grand potentiel en tant que porte d’entrée vers l’Afrique subsaharienne ».

D’un point de vue macroéconomique, l’économie marocaine est fortement ébranlée par la pandémie, la banque centrale prévoyant une contraction de 5,2 % de l’économie en 2020. De son côté, le sud-africain NKC African Economics est plus pessimiste, prévoyant un ralentissement de 6,1 %. Toutefois selon l’analyste indépendant, le Maroc est l’économie d’Afrique du Nord la mieux placée pour une reprise rapide – une fois que les touristes internationaux seront de retour.

Présence indirecte en Afrique

Jusqu’à présent, le capital-investisseur basé à Genève a investi en Afrique à travers des partenariats avec Moringa et Amethis. Ce dernier, fondé par Luc Rigouzzo et Laurent Demey, a levé 725 millions d’euros depuis sa création en 2012. Au Maroc, Amethis a notamment réalisé des investissements dans la banque d’investissement CFG, dans le distributeur Groupe Premium et le groupe de communication WBAfrica.

Quant à Moringa, qui investit dans des projets d’agroforesterie, est un fonds d’impact fondé par Edmond de Rothschild et ONF International, filiale de l’Office National des Forêts (ONF) dédiée à la gestion durable des forêts.

Cet article est paru à l’origine dans The Africa Report

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