Elections

Niger : Mohamed Bazoum quitte le gouvernement avec la présidentielle en ligne de mire

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Le ministre de l’Intérieur nigérien Mohamed Bazoum a quitté le gouvernement le 29 juin 2020.

Le ministre de l’Intérieur nigérien Mohamed Bazoum a quitté le gouvernement le 29 juin 2020. © Vincent FOURNIER/Jeune Afrique

Mohamed Bazoum a quitté le gouvernement nigérien le 29 juin. Désormais ancien ministre de l’Intérieur, il va se consacrer à la la prochaine présidentielle, à laquelle il est candidat pour le parti au pouvoir.

Il l’avait confié à ses proches (et à Jeune Afrique) depuis plusieurs mois : Mohamed Bazoum avait prévu, avec l’accord du président Mahamadou Issoufou, de démissionner du gouvernement au mois de juin 2020 afin de se consacrer à sa campagne pour la présidentielle, dont le premier tour est prévu en décembre. Candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir), le désormais ex-ministre de l’Intérieur a tenu promesse le 29 juin.

Mohamed Bazoum est remplacé à son poste par Alkache Alhada, ancien directeur de cabinet adjoint de Mahamadou Issoufou. Celui-ci était depuis septembre secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur et avait pris le relais sur une partie des dossiers sécuritaires. Ancien directeur de cabinet adjoint de Mahamadou Issoufou, Alhada est aussi très proche de Hassoumi Massaoudou, actuel ministre d’État à la présidence.

Bonne gouvernance et monde rural

Mohamed Bazoum est en pré-campagne depuis de longs mois, en collaboration avec le présidium du PNDS (dont il est le président) et ses responsables régionaux. Il travaille également avec Alkassoum Indatou, secrétaire général adjoint du parti, Daoui Ahmet Baringaye, président de l’Organisation de la jeunesse Tarayya, et Ousseini Hadizatou, patronne de l’Organisation des femmes Tarayya.

Plusieurs séminaires ont été organisés ces dernières semaines au siège du PNDS, à Niamey, pour élaborer le projet de société du candidat Bazoum. Plusieurs thématiques ont été validées, comme la bonne gouvernance et le développement du monde rural, a confié à Jeune Afrique l’un des participants. Aucun directeur de campagne n’a pour le moment été nommé.

Aller à la rencontre des populations du Niger profond

Le candidat du PNDS a déjà prévu d’organiser des « missions de proximité » dans toutes les régions pour « rester en contact avec la population et l’écouter pour connaître réellement ses besoins ». « Nous n’allons pas attendre l’ouverture de la campagne. Le PNDS a toujours considéré que les partis devaient aller à la rencontre des populations du Niger profond et non rester dans les salons de Niamey”, ajoute un cadre du parti au pouvoir.

Asseoir son influence à l’international

Alors qu’il était encore ministre, Mohamed Bazoum n’avait pas hésité à commencer à sillonner le pays, notamment les régions de Zinder, Dosso ou encore Tillabéri, tout en veillant à effectuer des allers-retours à Paris pour asseoir son influence à l’international. « Il n’a pas de base électorale forte comme pouvait l’avoir Mahamadou Issoufou à Tahoua. Il lui a donc fallu partir en pré-campagne très tôt et multiplier les visites sur le terrain », analyse un politologue nigérien.

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