Sécurité

Bénin : une nouvelle tentative de coup d’État déjouée

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Le président béninois Patrice Talon, en août 2018 à Cotonou.

Le président béninois Patrice Talon, en août 2018 à Cotonou. © Yanick Folly / AFP

Une nouvelle tentative de déstabilisation – dont on ignore encore les détails et qui n’a pas été rendue publique – aurait été déjouée au Bénin dans la nuit du 25 au 26 juin. 

Selon nos informations, une quinzaine de militaires, parmi lesquels le garde du corps du fils de l’ancien président Mathieu Kérékou, le colonel Montan Kérékou, ont été arrêtés avant d’être présentés à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) et mis sous mandat de dépôt. Actuel directeur de cabinet du ministre de la Défense, le colonel Kérékou n’a pas été inquiété et serait hors de cause.

À la mi-février 2020, à la suite d’une enquête lancée en décembre 2019, une vingtaine de personnes, dont dix officiers, en lien avec le colonel à la retraite Pascal Tawès (qui vit aux États-Unis), avaient été interpellés et déférés devant la Criet.

Selon une source proche du chef de l’État, Patrice Talon, ces tentatives à répétition seraient liées à la volonté de ce dernier de « moderniser », de « nettoyer » et de « réformer l’ensemble des corps d’État », y compris l’armée.

Annoncée au début de janvier 2020 par le président et adoptée le 23 juin par l’Assemblée nationale, la création d’une Garde nationale en tant que quatrième élément des forces de défense béninoises, aux côtés des armées de terre, de l’air et de la marine, entre ainsi dans le cadre de cette réforme globale. Laquelle « met en péril certaines positions de rente », croit savoir notre source.

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