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Cet article est issu du dossier «[Série] Ces maires africains fauchés en plein vol»

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Politique

Sénégal : le destin contrarié de Khalifa Sall (3/4)

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Khalifa Sall à son domicile, trois jours après sa sortie de prison. Dakar, le 2 octobre 2019.

Khalifa Sall à son domicile, trois jours après sa sortie de prison. Dakar, le 2 octobre 2019. © Sylvain Cherkaoui pour JA

« Ces maires africains fauchés en plein vol » (3/4) – La mairie de Dakar paraissait être le tremplin idéal pour accéder à la fonction présidentielle. Elle aura finalement conduit Khalifa Sall tout droit en prison. Gracié mais toujours inéligible, pourra-t-il un jour se remettre en selle ?

Longtemps, une large banderole accrochée à la devanture de l’hôtel de ville de Dakar a indiqué le nombre de jours de détention de Khalifa Sall. Le temps passant, les jours sont devenus des semaines, puis des mois. Quand le maire de la capitale sénégalaise a finalement été gracié par le chef de l’État, le 29 septembre dernier, l’immense compteur affichait 936 jours.

Condamné en appel à cinq ans de prison pour « faux et usage de faux » et « escroquerie portant sur des fonds publics », Khalifa Sall aura donc passé près de trente mois à la maison d’arrêt de Rebeuss. La veille de son incarcération, survenue le 7 mars 2017, il avait prévenu ses équipes : « Ça va être long, très long. Si vous pensez que la situation est terrible, préparez-vous : vous n’avez encore rien vu. »

Mais comment aurait-il pu imaginer que l’incarcération ne l’empêcherait pas d’être élu député en juillet 2017 ? Qu’elle ne le dissuaderait pas non plus, alors qu’on lui avait tant reproché de ne pas assumer ses ambitions du temps où il était libre, de se porter candidat à l’élection présidentielle de février 2019 via un communiqué rédigé derrière les barreaux ?

Sans haine ni rancune »

Depuis sa sortie de prison, l’ancien maire de Dakar rase les murs. Lors de sa seule allocution publique, prononcée trois semaines après sa libération, il s’est dit « sans haine ni rancune », mais son avenir continuera de se conjuguer au conditionnel tant qu’il n’aura pas recouvré l’ensemble de ses droits civiques. Libéré dans le cadre de négociations entre le président Macky Sall et son prédécesseur, Abdoulaye Wade, Khalifa Sall assure n’avoir jamais sollicité de grâce – cela serait revenu à reconnaître les faits pour lesquels il a été condamné.

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