Économie

Le patronat togolais se déchire

| Par Jeune Afrique
Vue de Lomé, capitale du Togo.

Vue de Lomé, capitale du Togo. © WikiCommons

Suite à la réélection d’Albert Kossivi Nakou à la tête du Conseil national du patronat du Togo, son adversaire Stéphane Ahlonko Bruce a fait annuler cette décision en justice. La guerre fait rage au sein du CNPT.

À l’approche de la conférence internationale du travail, qui doit réunir syndicats et gouvernements du 28 mai au 11 juin à Genève, l’Organisation internationale des employeurs (OIE) est perplexe face à la situation togolaise.

Alors que le patronat local avait réélu à sa tête Albert Kossivi Nakou, le candidat malheureux au scrutin, Stéphane Ahlonko Bruce, a obtenu mi-avril l’annulation du scrutin en justice. Selon le patron de Sigma, entreprise spécialisée dans l’importation de tissus et de riz, des membres qui n’étaient pas à jour de leur cotisation auraient voté tandis que ceux de l’association des banquiers du pays n’auraient pas pu faire entendre leur voix.

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En attendant de départager les deux rivaux, la justice togolaise empêche le CNPT de se réunir et a nommé trois administrateurs provisoires, menés par Essohana Dieudonné Papaly.

Délégation

« Nous attendons que le gouvernement du Togo nous soumette une liste pour la conférence internationale du travail. Nous protesterons si les administrateurs non-élus y figurent”, confie Frederick Muia, conseiller principal pour l’Afrique à l’OIE, qui a envoyé un émissaire sur place et envisage de faire invalider la participation patronale togolaise.

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