Justice

Felwine Sarr, Boris Diop et Nafissatou Dia désavoués en justice sur la librairie Athéna

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
De gauche à droite : Boubacar Boris Diop, Nafissatou Dia Diouf et Felwine Sarr, associés dans la reprise de la librairie Athéna à Dakar, le 25 septembre 2013.

De gauche à droite : Boubacar Boris Diop, Nafissatou Dia Diouf et Felwine Sarr, associés dans la reprise de la librairie Athéna à Dakar, le 25 septembre 2013. © Sylvain Cherkaoui pour JA

Les trois écrivains sénégalais, qui avaient racheté la librairie Athéna, à Dakar, ont perdu en appel à l’issue d’un procès qui les opposait à son ancienne propriétaire. Ils se sont pourvus en cassation.

L’affaire date de plusieurs mois, mais elle n’a pas été médiatisée. L’Athéna, une librairie dakaroise réputée créée en 2006, avait été reprise en juillet 2013 par Felwine Sarr, Nafissatou Dia et Boubacar Boris Diop en parallèle à la création de Jimsaan, une maison d’édition panafricaine que ces intellectuels ont co-fondée.

La clé sous la porte

Depuis, cet espace a mis la clé sous la porte, et les relations entre son ancienne propriétaire, Lina Husseini, et les trois associés de Jimsaan sont loin d’être au beau fixe. Un contentieux les oppose en effet depuis 2014.

Les deux parties s’étaient accordées sur un prix de vente de 215 millions de F CFA (327 765 euros) et le versement d’une avance de 15 millions. Mais le reste de la somme n’avait pas été versé par les acquéreurs.

Dommages et intérêts

Après avoir saisi le tribunal de Dakar le 19 août 2014, la fondatrice de la librairie avait finalement saisi le Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de Dakar. En décembre 2017, ce dernier a condamné les associés de Jimsaan à verser à Lina Husseini 184,235 millions de F CFA – montant correspondant au reliquat du prix de cession de la librairie –, ainsi que 10 millions de F CFA de dommages et intérêts. Une décision confirmée en juillet 2019 par la Cour d’appel de Dakar.

Faux comptes d’exploitation et dettes dissimulées

Mais les associés de Jimsaan ne se sont pas acquittés de cette facture et accusent Lina Husseini de leur avoir fourni de faux comptes d’exploitation et d’avoir dissimulé des dettes accumulées au cours des années. Ils se sont alors pourvus en cassation.

Une plainte a également été déposée par les avocats de Jimsaan contre Lina Husseini pour escroquerie, faux et usage de faux avec constitution de partie civile le 9 décembre 2014. Cette procédure est restée sans effet jusqu’à présent.

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