Économie

Mozambique : passe d’armes autour de la présence française dans les méga-projets gaziers

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Mis à jour le 19 juin 2020 à 14:04

Nicolas Terraz (directeur Afrique de Total E&P) et Patrick Pouyanné (PDG de Total) lors de l’officialisation de la reprise du projet avec Nyusi Filipe (le président mozambicain, au centre), et les offciels du groupe Occidental, à droite, en septembre 2019. © presidencia.gov.mz

Mis en cause pour leur implication dans les projets gaziers – en raison de l’impact climatique et des inquiétudes sur la transparence financière -, la diplomatie française, Total, le Crédit agricole et la Société générale ripostent.

Le Mozambique, présenté comme l’eldorado gazier de ces prochaines années, profitera-t-il des importants projets développés sur son territoire ? À cette question, l’ONG Les Amis de la Terre répond par la négative.

Dans un rapport publié lundi 15 juin, l’association de défense des droits de l’Homme et de l’environnement dénonce l’impact économique, social et environnemental de ces projets et et tire à boulets rouges sur ses promoteurs français : la diplomatie tricolore, le groupe pétrolier Total et deux banques officiant comme conseillers et financeurs, la Société générale et le Crédit agricole.

« La France est bien décidée à assurer que cet eldorado gazier profite en premier lieu à ses multinationales, quitte à semer le chaos », dénonce l’ONG. Elle demande aux différents acteurs de renoncer aux projets, qui doivent drainer quelque 60 milliards de dollars d’investissements étrangers dans le pays et permettre d’exploiter une manne gazière estimée à 5000 milliards de m3, soit la neuvième réserve au monde.