Justice

Financement libyen : Alexandre Djouhri veut profiter de la condamnation de Ziad Takkiedine

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
L’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri est assigné à résidence en France.

L’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri est assigné à résidence en France. © Photo/Alastair Grant/AP/SIPA

L’homme d’affaires franco-algérien, au cœur d’une enquête sur le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, demande la levée de son assignation à résidence.

Selon nos informations, Alexandre Djouhri a demandé le 12 juin la levée de son assignation à résidence. Extradé de Londres vers la France en janvier dernier, l’homme d’affaires franco-algérien est notamment mis en examen pour « corruption active » dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Il a d’abord été détenu à la prison de Fresnes avant d’être assigné à résidence à Paris sous surveillance électronique le 13 mars, pour raisons médicales – il a notamment subi plusieurs arrêts cardiaques en 2018 et souffre d’une cirrhose, ainsi que d’une hépatite C.

« Affabulateur »

« L’assignation à résidence est un statut hybride entre la détention et le contrôle judiciaire. Or il n’y a aucune raison qu’il soit détenu dans la mesure où nous n’avons pu plaider sa cause en raison de la crise sanitaire », proteste son avocat, Jean-Marc Delas.

Pour la défense de Djouhri, la condamnation pour faux témoignage de l’homme d’affaires libanais Ziad Takkiedine le 15 juin dans le cadre de l’affaire Karachi renforce sa demande de voir lever son assignation à résidence.

« Toutes les poursuites judiciaires contre Alexandre Djouhri dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy reposent sur le témoignage de Ziad Takkiedine, fait valoir maître Delas. Or sa condamnation pour faux témoignage confirme ce que nous disons sur ce personnage, à savoir qu’il est un affabulateur. »

« J’ai subi un traitement cruel et inhumain dû à un mandat d’arrêt européen initié par Mediapart, signé par [le juge] Tournaire et le procureur. Et, en raison des propos de Takkiedine qu’ils ont protégé comme l’innocent du mensonge », réagit Djouhri.

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