Politique

Mali : le discours d’IBK n’a pas calmé toutes les colères

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Ibrahim Boubacar Keita, président malien, lors d'une interview à Jeune Afrique au palais de Koulouba, le 17 juin 2019.

Ibrahim Boubacar Keita, président malien, lors d'une interview à Jeune Afrique au palais de Koulouba, le 17 juin 2019. © Photo Vincent Fournier/JA

L’imam Mahmoud Dicko, figure de la contestation, a appelé les maliens à manifester le 19 juin malgré l’annonce par Ibrahim Boubacar Keïta d’une série de mesures destinées à apaiser le climat politique et social.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que les détracteurs les plus radicaux du président malien n’adressent une fin de non recevoir à la main tendue par Ibrahima Boubacar Keïta, qui a multiplié les promesses et gestes d’apaisement dans un discours prononcé mardi. IBK « n’a pas tiré la leçon, il n’écoute pas les gens », a lancé mercredi l’imam Mahmoud Dicko, l’une des figures du Mouvement du 5 juin, appelant à une nouvelle journée de manifestation, ce vendredi 19 juin. « Cette fois-ci, il va comprendre », a déclaré l’imam, devant une foule de militants.

Crise dans le secteur de l’Éducation, débat autour de la légitimité de l’Assemblée nationale nouvellement élue, remise en cause par l’opposition de l’impartialité de la Cour constitutionnelle… Pendant les trente minutes du discours qu’il a délivré mardi au Centre international de conférences de Bamako, le président malien aura pourtant tenté de répondre aux motifs d’inquiétudes et de colère qui agitent la scène politique et sociale de son pays depuis plusieurs semaines.

Les enseignants satisfaits

« J’ai décidé de mettre fin à la crise scolaire en instruisant l’application immédiate pleine et complète de l’article 39 », a-t-notamment déclaré le chef de l’État, répondant ainsi aux demandes des enseignants, engagés dans un bras de fer avec le gouvernement depuis fin 2019 sur ce sujet.

Nous attendons désormais la formalisation de cette instruction par le gouvernement

Cet article 39, voté en 2018, porte notamment sur les règles du recrutement, d’avancement et de rémunération des enseignants. Le gouvernement expliquait jusque-là que son application n’était pas possible dans l’immédiat, arguant en particulier du manque des moyens financiers nécessaires.

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