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Cet article est issu du dossier «Série : « On ne choisit pas sa famille »»

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Politique

Algérie : disparition de Laïfa Ouyahia, le « frère ennemi »

Ahmed et Laïfa Ouyahia.

Ahmed et Laïfa Ouyahia. © DR

« On ne choisit pas sa famille » (1/5). Décédé le 21 juin d’une crise cardiaque alors qu’il assurait la défense d’Ahmed Ouyahia, son frère aîné, l’avocat Laïfa Ouyahia avait été l’une des premières figures publiques à réclamer, en 2019, la démission de celui qui était encore Premier ministre.

Son cœur l’a lâché dans l’enceinte du tribunal d’Alger où il est venu ce dimanche 21 juin assurer la défense de son frère aîné, Ahmed Ouyahia, dans le cadre du procès de l’ex-homme d’affaires Ali Haddad. Alors qu’il est le dernier avocat à plaider cause de l’ancien Premier ministre que toutes les robes noires ont fini par boycotter, Laïfa est victime d’un malaise cardiaque. Il succombera pendant son évacuation à l’hôpital. Le procès est suspendu par le juge qui a autorisé Ahmed Ouyahia à assister à l’enterrement de son frère cadet.

L’annonce du décès de Laïfa Ouyahia a suscité une vague d’émotions et de compassion, aussi bien sur les réseaux sociaux qu’au sein de la corporation des avocats et de celle des journalistes. Alors que l’on salue la modestie et la discrétion de l’homme et de l’avocat, son affabilité ou encore sa facétie, les hommages posthumes rendus à Laïfa Ouyahia contrastent avec la réputation exécrable d’Ahmed auprès des Algériens.

Car dans la famille Ouyahia, il y avait le gentil et le méchant, le modeste et le maudit, l’avocat et le condamné. D’Ahmed Ouyahia, 67 ans, qui purge actuellement une peine de quinze ans de réclusion à la prison d’El Harrach, on connaît presque tout. Dans les arcanes du pouvoir depuis son stage à la présidence de la République sous Houari Boumédiène, l’homme est identifié par le grand public lorsqu’il est nommé chef du gouvernement en décembre 1995. Son frère cadet, Laïfa, 57 ans, a en revanche longtemps cultivé l’anonymat, jusqu’aux élections législatives de mai 2012.

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