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Vital Kamerhe nous écrit

Par - François Soudan
Mis à jour le 16 juillet 2007 à 15:37

« J’ai lu et relu, avec beaucoup d’attention, le long portrait que J.A. m’a consacré dans son n° 2426 sous la signature de François Soudan. Je voudrais, au regard de certaines informations relevées dans ledit article, faire la mise au point ci-après.

Sur la décision du Conseil des ministres ayant désigné M. Joseph Kabila président de la République en remplacement de son père.
Je ne m’y suis pas opposé. Je ne pouvais d’ailleurs pas le faire, car je n’étais à l’époque qu’un simple commissaire général adjoint, assimilé à un membre du gouvernement. Toutes les personnes présentes à cette réunion pourront témoigner que je ne le pouvais pas, même dans l’éventualité où j’aurais été contre.

Sur la « dékatangisation » ?du PPRD.
Je n’ai pas utilisé ce terme. J’ai plutôt parlé de redynamisation et de rayonnement de notre parti à travers le territoire national. [] Tout comme je n’ai pas dit que les Katangais étaient contre moi.

Sur le coup de fil de Mme Olive Lembe, épouse du chef de l’État.
Ce n’est pas moi qui ai dit à M. Soudan que j’aurais reçu un quelconque appel de Mme Olive Lembe. De même, ce n’est pas moi qui ai parlé d’un coup de fil venant de l’épouse de M. Bemba. J’ai beaucoup de respect pour elle, ainsi que pour la première dame.

Sur mon parcours et ma famille politique.
Je confirme que j’ai bien parlé, avec M. Soudan, de mon parcours scolaire, académique et politique, et j’assume aussi le fait que nous avons échangé sur des manuvres politiques et politiciennes dont j’ai été victime dans ma propre famille politique, à chaque fois que le chef de l’État a voulu me confier de nouvelles responsabilités.
J’assume également mes propos sur le climat actuel dans notre famille politique. Car je suis convaincu de l’urgente nécessité de battre le rappel des troupes. [] C’est le moment de remobiliser nos militants pour qu’ils ne se laissent pas happer par nos adversaires politiques. Nous ne devons pas donner l’impression que nous n’avons eu besoin d’eux que pour les dernières élections et qu’une fois élus, ils ne comptent plus pour nous.
Je confirme et j’assume le fait qu’il y a, à l’heure actuelle, beaucoup de frustrations dans le Parti et au sein de l’Alliance. Il est temps que le chef de l’État recadre rapidement les choses.
J’ajoute, en conclusion, qu’en tant qu’homme politique responsable et loyal je me devais, quitte à choquer certains, d’attirer l’attention du chef de l’État sur cette urgence. »

Vital Kamerhe
Président de l’Assemblée nationale, secrétaire général du PPRD
Kinshasa, RD Congo

Réponse : Ce portrait de Vital Kamerhe ayant suscité à Kinshasa un petit tsunami politico-médiatique, il est nécessaire de préciser ce qui suit :

1. Il s’agit d’un portrait et non d’une interview. Ce qui signifie que M. Kamerhe n’a pas été la source unique de ce qui a été publié sur lui et son itinéraire.

2. M. Kamerhe réagit ci-dessus sur la base d’interprétations qui ont été faites à Kinshasa de ce portrait et non sur le texte lui-même. Relisons-le. On y verra que je n’ai évidemment pas écrit qu’il s’était opposé à la nomination de Joseph Kabila (sinon, il ne serait pas là où il est). Et que je ne lui ai pas attribué le terme de « dékatangisation ».