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Cet article est issu du dossier «Présidentielle au Mali : dernière ligne droite»

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Elections

Présidentielle au Mali : IBK Vs Soumaïla Cissé, le match retour, cinq ans après

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Le match retour tant attendu aura donc lieu. Comme en 2013, Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé se retrouveront au deuxième tour de l’élection présidentielle, prévu le 12 août.

Et, comme en 2013, le premier disposera d’une confortable avance sur le second. Selon les résultats provisoires communiqués par le ministère de l’Administration territoriale, IBK a recueilli 41,42 % des voix au premier tour, contre 17,8 % pour son rival. Malgré les apparences, la comparaison avec 2013 s’arrête là. Ce nouveau duel entre ces deux éléphants de la politique malienne ne ressemble guère au précédent.

Le contexte politique a changé, et leurs statuts respectifs ne sont plus les mêmes : IBK, 73 ans, est président sortant d’un pays qui peine à se relever de la crise la plus grave de son histoire récente et « Soumi » est devenu son principal opposant depuis cinq ans. Cela suffira-t-il pour inverser les résultats de leur dernière joute, qui s’était soldée par une large victoire du chef de l’État (77,6 % contre 22,4 %) ? Ce nouveau round semble en tout cas plus ouvert.

Symptôme de l’incertitude qui règne quant à l’issue du scrutin, la tension est nettement montée entre les deux camps. Oublié le semblant d’unité nationale qui prévalait lors de la dernière présidentielle, à l’issue de laquelle Cissé s’était déplacé en famille chez son adversaire pour le féliciter de sa victoire. Ces derniers mois, l’opposition n’a cessé de dénoncer la volonté du régime de frauder pour se maintenir au pouvoir, rendant le climat préélectoral aussi lourd que l’atmosphère qui précède l’orage à Bamako.


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Fraudes et irrégularités dénoncées

Dès le lendemain du premier tour, l’équipe de Soumaïla Cissé a réitéré ses accusations. Tiébilé Dramé, son directeur de campagne, a déploré de nombreuses « fraudes » et « irrégularités », citant notamment des cas de bourrage d’urnes dans plusieurs localités du Nord, comme Tarkint, Talataye ou encore Ménaka. Il a également déploré que l’élection n’ait pas pu se tenir dans 767 bureaux de vote du centre du pays, principalement dans la région de Mopti, à cause de l’insécurité.

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