Justice

Liberia : anciens chefs de guerre, en toute impunité

Procès de Thomas Woewiyu, qui s’est ouvert le 11 juin à Philadelphie (États-Unis) © Civitas Maxima/Chase Walker

Puissants et redoutés, la plupart des anciens chefs de guerre occupent aujourd’hui encore des postes clés.

Le même visage rond, les mêmes costumes parfaitement taillés, le même air assuré. Le temps ne semble pas avoir eu de prise sur Thomas Woewiyu. Mais la justice américaine, elle, a fini par le rattraper. Plus de vingt ans après la fin de la première guerre civile libérienne, l’ancien frère d’armes de Charles Taylor est devant les juges de Philadelphie depuis le 11 juin.

À plus de 7 300 km de son Liberia natal, celui qui fut le porte-parole et le ministre de la Défense du National Patriotic Front of Liberia (NPFL) de 1990 à 1994 risque cent dix ans de prison et 3,5 millions d’euros d’amende pour parjure et fraude à l’immigration.

Les États-Unis lui reprochent d’avoir menti lorsqu’en 2006, pour obtenir la nationalité américaine, il a assuré n’avoir jamais tenté de renverser un gouvernement ni commis de crimes. Un mensonge ? C’est aujourd’hui le seul motif permettant de poursuivre d’anciens chefs de guerre libériens aux États-Unis, et c’est bien peu au regard de ce que les victimes reprochent à cet aimable grand-père de 72 ans.

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