Politique

Sénégal – Aliou Sall : « À travers moi, c’est Macky que l’on vise »

Aliou Sall dans son bureau dakarois, le 28 mai 2018 © Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

Abdoulaye Wade avait un fils controversé. Son successeur a un frère surexposé, devenu la bête noire de l’opposition. Mais l’intéressé, qui nie tout népotisme, n’en a cure et ne fait pas mystère de ses ambitions.

Pour Macky Sall, il est l’homme par qui le scandale arrive. Encore inconnu du grand public en mars 2012, Aliou Sall, son cadet de huit ans, a fait irruption sur la scène publique sénégalaise en octobre 2014.

Il est devenu la tête de Turc de l’opposition, qui lui reproche d’avoir fait main basse sur des gisements d’hydrocarbures en mettant à profit son lien de parenté. En entrant dans la lumière, il a exposé son frère à des critiques virulentes dont il sait qu’elles ne s’estomperont pas avant la prochaine présidentielle.


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Tenace et un brin provocateur, cet ancien militant maoïste ne fait pas pour autant profil bas. Maire de Guediawaye, un bastion stratégique de la banlieue dakaroise, Aliou Sall dirige depuis 2017 la Caisse des dépôts et consignations.

Certains, dans son propre camp, vont jusqu’à lui suggérer de briguer la succession de son frère en 2024, au terme d’un second mandat qu’ils considèrent comme acquis. Un scénario que cet énarque facétieux écarte, tout en assurant qu’on n’a pas fini d’entendre parler de lui.

Jeune Afrique : Au moment de l’élection de Macky Sall, en 2012, vous décidiez de quitter l’ambassade du Sénégal en Chine, où vous étiez le chef du bureau économique, pour revenir à Dakar. Avez-vous alors sollicité un poste auprès de votre frère ?

Aliou Sall : Il n’y a pas eu de discussion formelle entre nous concernant mon avenir. J’étais haut fonctionnaire, j’avais participé activement à sa campagne et je souhaitais continuer à exercer des fonctions au sein de l’État.

Plusieurs perspectives ont été évoquées, mais finalement rien n’est venu. J’ai senti qu’il y avait peut-être de la gêne, chez le président, à l’idée de me confier des responsabilités au sein d’instances publiques. Je suis donc allé voir ailleurs, en l’occurrence dans le privé.

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