Politique

Infographie : du Golfe au Maghreb, des investissements très politiques

En obtenant des champs de panneaux solaires de Ouarzazate, au Maroc, le groupe saoudien Acwa Power a fait une bonne opération. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Les luttes d’influence au Moyen-Orient n'ont pas épargné les investissements réalisés du Maroc à la Tunisie. Les trois économies les plus importantes du Golfe se partagent le secteur sans perdre de vue les dossiers politiques.

La crise maroco-iranienne le prouve à nouveau : le Maghreb n’est pas épargné par les luttes d’influence au Moyen-Orient. Notamment entre les trois économies les plus importantes du Golfe : l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU) et le Qatar. Comme souvent, l’économique suit de près le politique.

Les EAU possèdent dans la sous-région un coup d’avance sur leurs rivaux. Au Maroc, plusieurs entreprises émiraties se sont imposées dans des secteurs clés.

L’expérience saoudienne y est plus mitigée après quelques cas d’investisseurs aux abonnés absents. L’attribution de champs de panneaux solaires de Ouarzazate au groupe saoudien Acwa Power est toutefois un joli coup.

Finance, industries, tourisme… Les secteurs qui attirent les capitaux

Les investissements saoudiens en Algérie sont timides. En revanche, le marché fait l’objet d’une lutte féroce entre Qataris et Émiratis, qui ont peu goûté l’attribution de 49 % des parts du complexe sidérurgique de Bellara à la Qatar Steel. Depuis, plusieurs projets qataris sont au point mort.

La Tunisie, elle, souffre d’un marché plus limité et d’une industrie plus modeste. La participation d’Ennahdha à plusieurs gouvernements conduit à une raréfaction des investissements saoudiens et émiratis.

Beaucoup mieux implanté, car réputé proche des islamistes : le Qatar. Même si ses activités caritatives sont souvent soupçonnées de couvrir le financement de groupes terroristes. Les Qataris, traditionnels investisseurs dans le secteur tertiaire, peuvent s’appuyer sur la puissante QNB pour proposer des services de finance islamique au Maroc et en Tunisie.

Jeune Afrique

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