Maroc : la famille royale comme soutien

Par - à Rabat

M6 et ses deux enfants (àg., la princesse Lalla Khadija), à Rabat, en 2013. © DR / Palais royal (Maroc)

La famille alaouite est comme toutes les familles marocaines. Quoi qu’il s’y passe, elle reste sacrée, elle est l’ultime pilier. C’est encore plus vrai pour la royauté.

Moulay El Hassan est proche de sa petite sœur, la princesse Lalla Khadija, 11 ans, avec laquelle il n’a que quatre années d’écart et dont les apparitions médiatiques sont plus rares.

Il y a d’abord les photos d’anniversaire. Pour les 8 ans de Moulay El Hassan, frère et sœur se montrent complices devant le gâteau d’anniversaire. Deux ans plus tard, pour le dixième anniversaire du prince héritier, Moulay El Hassan et Lalla Khadija s’enlacent, tout sourire, dans l’herbe.

Puis les photos de vacances : en 2016, ils posent sur l’une des somptueuses plages de Dakhla. Les deux enfants royaux ont un hobby en commun : le kitesurf. En 2017, dans les rues de Paris, frère et sœur, look casual et détendu, font quelques selfies avec des passants.

À chaque fin d’année scolaire enfin, Moulay El Hassan et Lalla Khadija présentent des petits spectacles ensemble ; et ne peuvent s’empêcher d’échanger des regards amusés. Lalla Khadija n’héritera pas du trône.

Job à plein temps

Mais être sœur du (futur) roi est un job à plein temps. À l’instar du frère et des sœurs de Mohammed VI, la princesse sera très certainement appelée à représenter le roi au Maroc et à l’étranger, à rendre visite aux têtes couronnées de la planète, à accueillir des délégations étrangères ou encore à conduire des missions diplomatiques. Bref, à briller dans les relations publiques.

Et pour cela, la solidarité entre frère et sœur est primordiale. Une loyauté absolue aussi. Lors d’une interview au magazine saoudien Arrajoul (« l’homme »), Moulay Rachid soulignait : « Je suis au service de Sa Majesté, à sa disposition à tout moment pour accomplir n’importe quelle mission qu’elle pourrait me confier. C’est ma mission fondamentale auprès de Sa Majesté, et toutes les autres occupations restent secondaires par rapport à elle. »

De son côté, Mohammed VI avait confié au Figaro : « Quand je suis monté sur le trône, j’ai dit à mon frère : “Si je change, préviens-moi.” Et il y a quelque temps, je lui ai demandé si j’avais changé. Il m’a répondu : “Oui, un petit peu.” » Après tout, qui mieux qu’un frère ou qu’une sœur peut nous dire la vérité ?

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