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Cet article est issu du dossier «Ecobank : la stratégie d'un géant panafricain»

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Ecobank : la mission périlleuse de Laurence do Rego

Laurence do Rego, le 25 mars 2011, à Paris, France. © Vincent Fournier/Jeune Afrique/JA

La franco-béninoise Laurence do Rego est devenue en mai 2017 directrice de la banque commerciale. Un poste difficile, au sein d'une entité qui concentre 39 % des créances douteuses, qu'elle prévoit de transformer et de réorganiser.

Actrice majeure de la crise qui a abouti au renvoi de Thierry Tanoh, en mars 2014, la dirigeante franco-béninoise, alors directrice financière du groupe, est depuis mai 2016 directrice de la banque commerciale.

Tout sauf une sinécure. Ce pôle, dont les clients sont souvent des PME, représente seulement 17 % du portefeuille de prêts d’Ecobank. Il concentre pourtant 39 % des créances douteuses. Ses revenus ont chuté, en 2017, à 361 millions de dollars (301 millions d’euros), pour une perte nette de 32 millions, tandis que son coefficient d’exploitation, en recul à 74,1 %, reste le plus élevé du groupe. Do Rego a lancé dès son arrivée un plan de transformation quinquennal.

La première phase, centrée sur la réorganisation (risques, performance commerciale, recouvrement de créances), a permis d’accroître les revenus du financement du commerce (+34 %) et les dépôts (+8 %).

La deuxième phase, dite « stratégie de mise en marché », démarre en juin 2018. Elle ciblera 15 principaux pays (85 % des revenus) ainsi que les services non liés au crédit et aux actifs (gestion de trésorerie, opérations de change et financement commercial).

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