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Cet article est issu du dossier «Ecobank : la stratégie d'un géant panafricain»

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Banque

Ecobank : des actionnaires (enfin) apaisés

Le siège d'Ecobank dans quartier commercial de Ganhi à Cotonou, capitale économique du Bénin, le 19 février 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

Le Directeur général d'Ecobank Ade Ayeyemi est parvenu à un exercice d'équilibriste : réconcilier les actionnaires du groupe.

D’autres avant Ade Ayeyemi ont tenté de réconcilier les influences parfois antagonistes des actionnaires d’Ecobank : Nedbank (21,2 %), Qatar National Bank (20,1 %), la Société financière internationale (IFC ; 14,1 %) et le fonds de pension sud-africain PIC (13 %). Souvent à leurs risques et périls : PIC a obtenu la tête du directeur général Thierry Tanoh, ancien d’IFC.

Plutôt que de rechercher un point d’équilibre permanent entre ces puissants investisseurs liés par aucun pacte d’actionnaires, Ade Ayeyemi donne plutôt à chacun d’eux un motif de satisfaction. QNB, en excédent de liquidités, se voit promettre un retour sur investissement satisfaisant. Aux spécialistes du développement d’IFC, Ayeyemi rappelle l’apport d’Ecobank à la croissance africaine. Avec PIC, il souligne la diversification géographique du groupe, notamment en zone francophone.

Vous n’entendez plus parler de crise. C’est la preuve que ça marche, glisse le manager nigérian

Tandis que le rapport annuel 2017 de Nedbank salue la « collaboration » avec Ecobank en vue de capter les transferts de fonds entre l’Afrique du Sud et le reste du continent, marché supérieur à un milliard d’euros par an. « Vous n’entendez plus parler de crise. C’est la preuve que ça marche », glisse le manager nigérian.

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