Mauritanie : le minier Kinross sort des radars américains

Par Jeune Afrique

Le 26 mars, Kinross Gold Corporation a annoncé que la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, avait définitivement mis fin à son enquête sur ses activités ouest-africaines. © Kinross

Restant néanmoins en alerte, les autorités américaines ont suspendu le 26 mars leur enquête sur les activités ouest-africaines de la compagnie minière canadienne Kinross, soupçonnée de corruption.

Le 26 mars, Kinross Gold Corporation a annoncé que la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, avait définitivement mis fin à son enquête sur ses activités ouest-africaines.

En Mauritanie, la compagnie minière canadienne était soupçonnée de corruption. Cette décision avait été notifiée à l’une de ses avocates, Ann-Elizabeth Ostrager (cabinet Sullivan & Cromwell LLP), le 7 décembre 2017, par Daniel Kahn, responsable adjoint de la division criminelle du département américain de la Justice. « Le ministère a clos son enquête », écrivait-il dans ce courriel, avant de préciser que, en cas d’informations supplémentaires, elle pourrait être rouverte.


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Investigations dès 2014

Les investigations de la SEC avaient débuté en 2014, à la suite d’un rapport de l’ONG canadienne MiningWatch et de l’association française Sherpa, présidée par William Bourdon, par ailleurs avocat de l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou.

Cette enquête n’a eu aucune incidence sur les activités de Kinross en Mauritanie, qui exploite la mine de Tasiast depuis 2010. Kinross s’est associé avec Wärtsilä pour la construction d’une centrale électrique de 60 MW. Cette société finlandaise était également citée dans le rapport.

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