Politique

Que sont-ils devenus ? Alcide Djédjé, Abdoul Mbaye et Fouad Filali

L’ex-Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye arrive à la cérémonie commémorant le dixième anniversaire de la catastrophe du ferry de Joola en 2002, à Dakar (Sénégal), le 26 septembre 2012 © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Les trois hommes étaient sur le devant de la scène : Alcide Djédjé, ancien ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo ; Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre du Sénégal et Fouad Filali, ancien président de la holding royal ONA au Maroc. Que sont-ils devenus ?

• Alcide Djédjé

Issouf Sanogo/AFP

Ancien conseiller diplomatique puis ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo, Alcide Djédjé, 61 ans, a pris quelques distances avec la politique. En mars 2017, après son échec aux législatives de décembre 2016, où il s’était présenté sous les couleurs du Front populaire ivoirien (FPI) tendance Pascal Affi N’Guessan, ce diplomate de formation a rejoint le cabinet de Marcel Amon Tanoh, le ministre des Affaires étrangères. Il y occupe le poste de conseiller technique, avec rang d’ambassadeur.

• Abdoul Mbaye

Rebecca Blackwell/AP/SIPA

D’avril 2012 à septembre 2013, l’ancien banquier Abdoul Mbaye a été Premier ministre du Sénégal avant de disparaître un temps, puis de ressurgir dans le costume d’un opposant sans concession. À l’en croire, Macky Sall, qu’il avait rejoint fin 2011, n’a pas tenu sa promesse : « la rupture » avec le clientélisme des années Wade. Alors Mbaye, 64 ans, se prépare pour la présidentielle de février 2019, convaincu que « les Sénégalais réclament un travailleur honnête ». De passage à Paris en mars, il se dit persuadé que « Macky Sall ne dépassera pas 35 % au premier tour et sera battu au second ». Méthode Coué ?


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• Fouad Filali

Abdelhak Senna/AFP

Fouad Filali – « Pipo » pour les intimes – coule des jours heureux dans l’hôtel de luxe qu’il a acquis dans les Pouilles : La Fiermontina, un domaine du XVIIe siècle, auquel il a donné le nom de sa grand-mère italienne. Les habitants de cette région du sud de l’Italie le connaissent sous son deuxième nom, Giacomo Fiermonte, loin de son histoire marocaine faite de gloire et de décadence.

En 1997, celui qui avait présidé aux destinées du holding royal ONA divorce de Lalla Meryem – fille aînée de Hassan II et avec qui il a eu deux enfants –, puis sort des écrans radars après une sombre affaire de trafic de devises entre le Maroc et la France. Dans les SwissLeaks, en 2015, et dans les Panama Papers, en 2016, il est cité parmi les détenteurs présumés de comptes dans des paradis fiscaux.

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