Sommet de l’UA : quand le Maroc boude la RASD

Par Jeune Afrique

Au sommet de Kigali, le 20 mars 2018. © DR / union africaine

Lors du sommet de Kigali, le 21 mars, la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a signé l'accord mettant sur les rails la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Les représentants marocain ont quitté la salle le temps de cette signature.

Le 21 mars, à Kigali, alors que la délégation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), conduite par Brahim Ghali, son président, s’apprêtait à signer l’accord portant sur l’établissement d’une zone de libre-échange africaine, Saadeddine El Othmani, le chef du gouvernement marocain, suivi des autres membres de sa délégation, a discrètement quitté la salle. Ils sont revenus plus tard pour signer à leur tour.


>>> A LIRE – Maroc : les nouveaux seigneurs du Sahara occidental


Par ce geste, le Maroc entendait réitérer sa non-reconnaissance de la RASD. « Non seulement le Maroc ne reconnaît pas – et ne reconnaîtra jamais – cette entité fantoche mais il redoublera d’efforts pour que la petite minorité de pays, notamment africains, qui la reconnaissent encore, fassent évoluer leur position dans le sens de la légalité internationale et des réalités géopolitiques », avait affirmé le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, en février 2017. C’était un mois après le retour du Maroc au sein de l’Union africaine.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici