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Cet article est issu du dossier «Dubaï : un tremplin pour l'Afrique»

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Économie

Dubaï : première plateforme régionale, loin devant ses rivales

La Khalifa Tower, à Dubaï © Kamran Jebreili/AP/SIPA

Du petit port de pêche au poids lourd régional, bref retour sur l'ascension de la première ville des Emirats arabes.

Si l’ancien petit port de pêche et de chasseurs de perles est devenu la première ­plateforme régionale qu’on connaît aujourd’hui, c’est d’abord parce que, sans grandes réserves pétrolières (elles seront bientôt épuisées), la ville a su miser tôt sur la construction d’infrastructures inégalées dans la zone.

Au point que son allié Abou Dhabi, l’autre poids lourd des Émirats arabes unis, qui détient 8,9 % des réserves mondiales de brut connues, a investi une partie de ses revenus à Dubaï. Avec l’implantation des sièges régionaux de multinationales, un tissu de sociétés de services – financières, logistiques, informatiques… –, qu’on ne retrouve pas aussi étoffé dans d’autres États du Golfe, s’est créé.

Neutralité dans les conflits régionaux

Plutôt proche de l’Arabie saoudite – pas moins de 1,3 million de Saoudiens viennent chaque année se détendre ou faire des affaires à Dubaï –, la ville émiratie a su rester neutre dans les conflits régionaux alors que le Qatar souffre de sa mise au ban par Riyad et ses alliés pour sa proximité supposée avec l’Iran et certains mouvements islamistes politiques, pénalisant les sociétés qui y sont installées.

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