« Affaires déclassées » : l’ivoirien SAPH remonte timidement la pente

La filière doit faire face à la chute du coût du caoutchouc. © R.E.A

Chaque semaine, Jeune Afrique rouvre ses dossiers : un an, deux ans après, où en sont les différents sujets que nous avons traités dans nos colonnes ? Cette semaine, la Société africaine de plantations d’hévéas en Côte d'Ivoire, qui affiche des biens meilleurs résultats en 2017 après des années de difficultés.

En février 2017, le spectaculaire redressement du cours du caoutchouc, entraîné par des intempéries en Thaïlande (premier producteur mondial) et une demande soutenue en provenance de Chine, laissait entrevoir un coin de ciel bleu pour Société africaine de plantations d’hévéas (SAPH).

La filiale ivoirienne de Sifca, qui avait enchaîné plusieurs années difficiles marquées par des pertes en 2014 et en 2015, espérait renouer avec des performances largement positives. Si les prix offerts sur les marchés internationaux ont fléchi en 2017, ils sont restés en moyenne supérieurs de 18 % à ceux de 2016.

Le résultat net de SAPH a ainsi pu passer de 1,17 milliard à 12,78 milliards de F CFA (19,5 millions d’euros). Pour limiter les effets de la fluctuation des cours, SAPH a inauguré en décembre 2017 la plus importante usine de transformation de latex du continent, d’une capacité de production de 60 000 tonnes par an. Au début de 2018, le prix du caoutchouc a poursuivi sa descente, accusant une baisse de 8 % entre janvier et mars.

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