Burkina Faso : Apollinaire Compaoré et Élie Justin Ouédraogo candidats à la présidence du Conseil du patronat

Par - à Ouagadougou

Apollinaire Compaoré, à gauche, Élie Justin Ouédraogo, à droite. © Jacques Torregano/CEO Forum/JA - Sophie Garcia pour JA

Apollinaire Compaoré, le fondateur du groupe Planor, et Élie Justin Ouédraogo, le président du conseil d’administration du groupe canadien Société d’exploitation minière en Afrique de l’Ouest (Semafo), visent tous les deux la présidence du Conseil national du patronat burkinabè.

L’un a été ministre des Mines sous Blaise Compaoré et est une figure de la filière aurifère en Afrique de l’Ouest, l’autre est un entrepreneur reconnu dans les télécoms, les assurances, et veut se faire une place dans le secteur bancaire. Jamais concurrents dans leurs affaires, Élie Justin Ouédraogo, 65 ans, président du conseil d’administration du groupe canadien Société d’exploitation minière en Afrique de l’Ouest (Semafo), et Apollinaire Compaoré, 64 ans, fondateur du groupe Planor, vont s’affronter pour décrocher la présidence du Conseil national du patronat burkinabè.

Ils sont pour le moment les deux principaux candidats à la succession de Birahima Nacoulma, 83 ans, qui dirige ce syndicat patronal du pays depuis 2011. Un changement de tête qui doit permettre à l’organisation de davantage peser sur les dossiers qui intéressent le secteur privé, comme l’indemnisation des dégâts occasionnés aux entreprises pendant l’insurrection de 2014.

Élection en juin

Alors que la désignation du prochain patron des patrons est prévue en juin, les deux prétendants battent le rappel des troupes. M. Ouédraogo, devenu chef coutumier en 2011 sous le nom de Naaba Baoogo de Gourcy, peut se targuer d’avoir l’aval des miniers, dont il a dirigé la chambre professionnelle. Actuel vice-président du conseil national du patronat, il se positionnera en tant que successeur naturel de Nacoulma, même s’il ne souhaite pas endosser son maigre bilan.

M. Compaoré, lui, met en avant son réseau dans le secteur privé, notamment chez les commerçants. En avril, il lancera Wendkuni Bank International. Doté d’un capital de 12 milliards de F CFA (18 millions d’euros), le nouvel établissement veut agir comme une banque universelle en ciblant les acteurs du secteur informel, principal pourvoyeur d’emplois au Burkina. A priori plus proche que son adversaire du président Kaboré, il a aussi l’avantage d’être à la tête de sa propre entreprise, ce qui le rend plus crédible aux yeux de la majorité des patrons burkinabè.

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