Mali : plusieurs dirigeants jihadistes tués par les forces spéciales françaises

L'armée française a tué des jihadistes le 14 février au Mali, près de la frontière algérienne (image d'llustration). © Olivier Debes/AP/SIPA

En février, un raid des forces spéciales françaises a mis hors d'état de nuire plusieurs jihadistes, dont d'anciens compagnons d'Iyad Ag Ghaly.

Les forces spéciales françaises ont tué plusieurs chefs du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) le 14 février, dans la zone de Tinzawatène, près de la frontière algérienne. Parmi eux, Mohamed Ould Nouini, alias Abou Hassan al-Ansari, un Arabe de la région de Gao considéré comme le chef d’Al-Mourabitoune au Mali depuis « l’évaporation » de Mokhtar Belmokhtar.

Présent sur la vidéo de fondation du GSIM aux côtés d’Iyad Ag Ghaly, il est suspecté d’avoir supervisé les attentats de Ouagadougou et de Grand-Bassam, en janvier et mars 2016. Deux vieux compagnons de lutte d’Ag Ghaly ont également été tués : Abdallah Ag Oufata et Malick Ag Wanasnate.

Combattant au sein du Mouvement populaire de libération de l’Azawad, la rébellion fondée par Ag Ghaly au début des années 1990, ces Touaregs avaient ensuite intégré l’armée malienne avant de la quitter au milieu des années 2000.

Ag Oufata était le chef d’état-major d’Ansar Eddine. Il était basé dans la zone de Kidal, fief historique de son chef, et a été maire de Boghassa, sa ville natale. Ag Wanasnate, lui, fut un temps chargé de la sécurité rapprochée d’Ag Ghaly. Originaire de Ménaka, il était commandant dans cette zone et fut notamment chargé de se rapprocher d’Abou Walid al-Sahraoui, le chef de l’État islamique dans le Grand Sahara.

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