Politique

L’Angola veut réhabiliter ses pères « oubliés » de l’indépendance

Isaias Samakuva, président de l'Unita, à Paris, le 23 février 2018. © Vincent Fournier/JA

Le MPLA, parti au pouvoir, a pour projet de réhabiliter certains des pères de l'indépendance, y compris Jonas Savimbi, de l'Unita et Holden Roberto, du FNLA. C'est l'ancien président José Éduardo dos Santos qui a été à l'initiative de cette démarche.

Le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA, au pouvoir) envisage de réhabiliter les pères « oubliés » de l’indépendance du pays, dont font partie Holden Roberto, le créateur du Front national de libération de l’Angola (FNLA) décédé à Luanda en 2007, et Jonas Savimbi, le fondateur de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita, principal parti d’opposition), mort dans le maquis en 2002.

José Éduardo dos Santos, ancien chef de l’État et président du MPLA, aurait ainsi fait parvenir une lettre en ce sens aux deux partis d’opposition. Isaías Samakuva, président de l’Unita, est bien sûr favorable à cette initiative. Une démarche certes bien accueillie de part et d’autre, qui renforcerait la réconciliation nationale, « mais dont le gouvernement aurait préféré être à l’origine », confie une source à Jeune Afrique.


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MPLA, Unita et FNLA s’étaient d’abord alliés contre le colon portugais, jusqu’à l’indépendance du pays en 1975, et avant de s’affronter dans une sanglante guerre civile. Elle fût de courte durée pour la formation d’Holden Roberto, qui dû s’exiler dès 1976. Il ne reviendra au pays qu’en 1991.

En revanche, elle durera 27 ans entre les deux autres protagonistes, et se conclut avec la mort de Jonas Savimbi. Ce dernier est tué lors d’une attaque du MPLA dans le maquis angolais, après avoir été repéré via son téléphone satellite à l’aide des services de renseignements américains et israéliens.

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