Économie

« Affaires déclassées » : la Cemac toujours en cure d’austérité

Drapeaux des pays membres de la Cemac au siège de l'organisation, à Bangui. © Vincent Fournier/Jeune Afrique/JA

Chaque semaine, Jeune Afrique rouvre ses dossiers : un an, deux ans après, où en sont les différents sujets que nous avons traités dans nos colonnes ? Cette semaine, la cure d'austérité qui se poursuit, suite à la chute des réserves de change de ses pays membres.

En 2016, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) s’enfonçait dans une crise due à l’effondrement des cours du brut (JA n° 2929). De 15 milliards de dollars (12,3 milliards d’euros) en 2014, les réserves de change avaient fondu à 4,9 milliards de dollars, représentant 2,2 mois d’importations. Suffisant pour que le FMI tire la sonnette d’alarme, provoquant les sommets de Yaoundé, en décembre 2016, et de Djibloho (Guinée équatoriale) deux mois plus tard.

Au premier rang des résolutions, adopter une cure d’austérité sous la supervision de l’institution de Bretton Woods. Pour l’heure, le Cameroun, le Gabon, le Tchad et la Centrafrique ont conclu des programmes avec le FMI, dont l’apport en liquidités a permis d’enrayer la chute des avoirs extérieurs. Leur montant devrait se situer à 5,6 milliards de dollars à la fin de 2017, couvrant 2,7 mois d’importations.

Réduction des investissements publics

Les États ont réduit leurs investissements publics, qui amenuisent les réserves, et s’attellent à résorber leurs déficits budgétaires et commerciaux. La croissance redeviendrait positive en 2018 à 1,6 %, projette le FMI. Bien que convalescente, la zone guérirait plus vite si le Congo et la Guinée équatoriale bouclaient enfin leurs négociations avec l’institution multilatérale. Une question de semaines…

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