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Société générale : l’africanisation et la féminisation des cadres se poursuit

La Société générale compte aujourd'hui un millier d'agences, 11 000 employés et 3 millions de clients dans 18 pays africains. © Michel Euler/AP/SIPA

Parmi les priorité d'Alexandre Maymat, responsable Afrique pour la Société générale, figurent l'africanisation et la féminisation du management.

Chantier phare d’Alexandre Maymat, l’africanisation du management de Société générale se poursuit.

Le directeur général au Maroc est depuis le 1er février 2018 le Marocain Ahmed El Yacoubi, tandis que la présidence du directoire revient à son compatriote Khalid Chami. Le directeur de l’Union internationale de banques est le tunisien Mondher Ghazali, celui de Société générale de banques du Sénégal est le camerounais Georges Wega, tandis que l’Ivoirien Sionlé Yeo est chargé de la filiale du Ghana.

Au siège parisien, la direction Afrique centrale est occupée par l’Algérien Hakim Ouzzani, et Valérie-Noëlle Kodjo Diop, débauchée en 2017 de BNP Paribas, est notamment responsable de l’innovation et des modèles bancaires alternatifs.

Panafrican Talet Valley

Parallèlement, le groupe a instauré une Panafrican Talent Valley, un espace d’échange au sein de la plateforme d’entreprises SG Communities, qui rassemble 200 managers africains. Par ailleurs, 1 500 collaborateurs du groupe sont invités à participer à un forum en ligne sur la stratégie africaine de Société générale.

Les consultations, lancées en novembre 2017, doivent faire l’objet d’un livre blanc dont une première réception est attendue à la mi-mars 2018.

Féminisation du management : peut mieux faire

Si Société générale reste au-dessous de son objectif de féminisation à au moins 40 % des comités de direction en Afrique, des efforts ont été réalisés ces dernières années.

« On a dépassé l’objectif au Cameroun. On n’en est pas loin au Maroc et en Tunisie ; on s’en rapproche en Algérie. Nous en sommes encore éloignés généralement en Afrique subsaharienne, mais l’an dernier le nombre de femmes dans nos conseils a triplé, même si nous partions de bas, c’est vrai », reconnaît la direction de Société générale.

Quelques postes de direction

Aucune filiale africaine n’est pour l’instant dirigée par une femme – une « priorité » pour Maymat –, mais plusieurs d’entre elles occupent de nombreux postes de responsabilité. Il en va ainsi par exemple d’Asmae Hajjami, directrice des opérations de Société générale Maroc, de Claude Owona, directrice de la banque des entreprises et des activités commerciales au Cameroun, débauchée en 2012 de HSBC. Au sein d’UIB, la filiale tunisienne, les directions des finances et des ressources sont occupées par des femmes : Moufida Hamza et Ilhem Bouaziz.

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