Côte d’Ivoire : trois chefs militaires incontournables de l’armée

Les soldats des forces républicaines ivoiriennes patrouillent dans une section récemment pacifiée du district de Yopougon, à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 5 mai 2011. © Emanuel Ekra/AP/SIPA

Si le chef d’état-major Sékou Touré a accédé au sommet de l'armée ivoirienne il y a un an, d'autres chefs militaires, forts de leurs expériences, ont su rester aux commandes de différentes branches sécuritaires.

Début janvier, après plusieurs jours de mutinerie, les tourments d’une armée écartelée entre anciens rebelles et militaires fidèles à Laurent Gbagbo éclatent au grand jour. Si le chef d’état-major Sékou Touré accède finalement au sommet de l’armée, d’autres noms sont avancés pour le remplacer.

  • Le général Lassina Doumbia

Promu chef d’état-major adjoint, le général Doumbia a gardé le commandement stratégique des forces spéciales. Forte d’un millier d’hommes, cette unité d’élite est la clé de voûte du système sécuritaire ivoirien.

Mieux équipés que les autres, ces soldats sont aussi mieux entraînés. Et ses effectifs vont augmenter, contrairement à ceux de l’armée, qui doivent être réduits dans les prochaines années. Le recrutement de plusieurs centaines d’hommes est ainsi en cours.

  • Le général Vagondo Diomandé

Chef d’état-major particulier du président, il est son homme de confiance depuis près de trente ans et ne répond qu’à ses ordres. Il était déjà son aide de camp en 1990, lorsque Alassane Ouattara a été nommé Premier ministre.

Chargé notamment des missions délicates, il a été cité dans le dossier d’instruction burkinabè sur le putsch manqué de 2015.

  • Issiaka Ouattara, dit Wattao

Issiaka ‘Wattao’ Ouattara dans un camp militaire à proximité d’Abidjan le 15 avril 2011. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Depuis janvier 2017, le charismatique ex-comzone est le commandant de la garde républicaine. Un retour au premier plan pour ce lieutenant-colonel un brin bling-bling que l’on avait souvent dit en disgrâce.

Mi-janvier, il est parti pour six mois de formation à l’Académie militaire de Meknès, au Maroc.

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