Politique

Que sont-ils devenus ? Salou Djibo, Hédi Jilani et Catherine Samba-Panza

Catherine Samba-Panza au Parlement, à Bangui, le 23 janvier 2014 © Jerome Delay/AP/SIPA

Ils étaient sur le devant de la scène : Salou Djibo, ex-putschiste nigérien, Hédi Jilani, anciennement à la tête de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) et Catherine Samba-Panza, chef d'État de transition en Centrafrique. Que sont-ils devenus ?

• Salou Djibo

Ludovic/REA

Auteur d’une transition réussie au Niger entre 2010 et 2011, l’ex-putschiste, 52 ans, est à la tête de la task force de la Cedeao pour la libre circulation des personnes et des biens. Il réside à Abuja mais séjourne souvent à Ouagadougou, où sa seconde épouse travaille.

Le général quatre étoiles invoque souvent son devoir de réserve pour décliner les sollicitations mais n’oublie pas le Niger, où il possède une villa (près de Niamey) et s’active pour le compte de sa Fondation pour la paix, la démocratie et le développement, aux côtés des ministres Ibrahim Yacouba et Marou Amadou. S’il entretient de bonnes relations avec le président Issoufou, il réfute toute ambition politique.

• Hédi Jilani

Patron des patrons tunisiens de 1988 à 2011, Hédi Jilani a, depuis la chute de Ben Ali, opté pour la discrétion. Son passeport lui a été restitué en 2014, mais il vit toujours à Sidi Bou Saïd, près de Tunis. Poursuivi pour emplois fictifs depuis 2012, il a malgré tout été honoré par ses pairs lors du 70e anniversaire de la confédération patronale, l’UTICA, en 2017.

Son regret ? Ne pas voir davantage sa fille Zohra, qui a suivi son époux (Belhassen Trabelsi, le frère de Leïla Ben Ali) dans son exil canadien.

• Catherine Samba-Panza

Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

Présidente de la transition en Centrafrique de janvier 2014 à mars 2016, Catherine Samba-Panza vit toujours à Bangui. Régulièrement invitée à s’exprimer lors de conférences sur la condition féminine, elle a participé à la supervision de plusieurs élections – dont la dernière présidentielle au Liberia, pour le compte du Centre Carter, ONG créée par l’ancien président américain Jimmy Carter.

Réputée proche de la Guinée équatoriale, où sa fille est ambassadrice, elle a été reçue le 18 janvier par Faustin-Archange Touadéra, son successeur à la tête de l’État. Pas sûr que cela suffise à apaiser les relations, très tendues ces dernières semaines, entre Bangui et Malabo.

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