Chakib Khelil : Omar Habour, l’homme d’affaire énigmatique

L'ancien ministre de l'Énergie algérien, Chakib Khelil, aurait bénéficié d'un non lieu dans le procès de la Sonatrach selon le Premier ministre Ahmed Ouyahia. © Hans Punz/AP/SIPA

Son nom revient dans toutes les enquêtes menées en Algérie, en Italie, en France, au Canada, ainsi que dans le scandale des Panama Papers.

Ami d’enfance de Khelil, Omar Habour, un mystérieux homme d’affaires de 78 ans, est soupçonné d’avoir joué un rôle de premier plan dans de nombreux contrats litigieux accordés par Sonatrach à des compagnies étrangères à l’époque où Khelil dirigeait le ministère de l’Énergie.

Au passage, il aurait touché des rétrocommissions dont certaines auraient été reversées au couple Khelil. Ces derniers connaissent si bien Habour, avec lequel ils passaient des vacances dans le désert algérien, qu’ils avaient acquis en commun, en 2007, une propriété dans le Maryland (États-Unis) pour 1,56 million de dollars.

Pots-de-vin

Selon la justice italienne, Habour a encaissé 30 millions d’euros de pots-de-vin sur les 197 millions d’euros que Farid Bedjaoui a encaissés comme « facilitateur » pour Saipem. Habour aurait ensuite rétrocédé 1,5 million de dollars sur un compte de l’épouse de Khelil. Visé par un mandat d’arrêt international, Habour a disparu dans la nature.

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