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Cet article est issu du dossier «Côte d'Ivoire : Amadou Gon Coulibaly, prétendant à la présidentielle de 2020 ?»

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Politique

Côte d’ivoire : Amadou Gon Coulibaly, digne héritier d’une famille très politique

Amadou Gon Coulibaly, premier ministre de Côte d’Ivoire, Abidjan le 30 juin 2017. © Issam Zejly - TruthBird Studio pour JA

Les Coulibaly ont le pouvoir dans le sang. Dès les années 1940, le patriarche et chef coutumier de Korhogo, Péléforo Gbon Coulibaly, se lie d’amitié avec le futur président, Félix Houphouët-Boigny.

À l’indépendance, en 1960, ce dernier accède au sommet de l’État et fait de Péléforo son allié dans le Nord. Il décède en 1962, mais ses héritiers perpétuent l’alliance. Son petit-fils, Gon Coulibaly (le père d’Amadou), sera député houphouétiste (1959-1990) et très proche de Philippe Yacé, qui présida un temps l’Assemblée nationale.

Les Coulibaly commencent à se déchirer dans les années 1980, lorsque le président permet à plusieurs candidats du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), alors unique formation politique autorisée, de se présenter lors d’une élection locale. Lanciné Gon, le fils de Péléforo, affronte ainsi son propre neveu, Gbonblé, pour le contrôle de Korhogo.

L’avènement du multipartisme

Le mélodrame familial se poursuit à l’avènement du multipartisme, en 1990. Lanciné Gon quitte Houphouët pour le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo. En réponse, le PDCI présente un autre neveu de Lanciné Gon, Kassoum, qui s’impose. Mais, en 1995, Amadou Gon Coulibaly décide de l’affronter pour le compte du Rassemblement des républicains (RDR) et finit par l’emporter.

Plus tard, un autre Coulibaly, Issa Malick, rejoindra Laurent Gbagbo, qui voit alors en lui l’homme idéal pour drainer les suffrages du Nord, réputé fidèle à Alassane Ouattara. Depuis la chute de Gbagbo, Issa Malick vit en exil.

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