Les ambassadeurs du style – Maroc : Amine Bendriouich et Karim Adduchi, les sensations

Le designer Amine Bendriouich et ses modèles en octobre 2017 à la fin de la présentation de sa collection Unisex à Dubaï. © Stuart Wilson/Getty Images/AFP

Stylistes globe-trotteurs, Amine Bendriouich et Karim Adduchi mettent tous les deux en avant leurs racines dans leurs créations en s'inspirant de la culture berbère.

Artiste et designer de son état, Amine Bendriouich vit entre Marrakech, Casablanca et Berlin. Diplômé de l’école de stylisme Esmod de Tunis, ce trentenaire se distingue par son impertinence. Il s’est fait un nom grâce à des pièces excentriques, modernes mais aussi folkloriques d’inspiration berbère. Un mélange explosif. Nom de sa marque : Amine Bendriouich Couture & Bullshit, soit ABCB. Bullshit ? En français, ce terme anglais se traduit par « conneries ».

Avant-gardiste

Et quand Amine Bendriouich évoque son travail, entre arts visuels et musique, comme la traduction d’une « réflexion insolente et nonchalante sur la mode et la société », il prend tout son sens.

Quand il crée ses modèles dans son atelier de Marrakech, il dit jouer les scénaristes en s’inspirant de sa génération, portée par moult esthétiques : pop, urbaine et androgyne. Plusieurs fois récompensé, cet avant-gardiste a récemment fait sensation avec sa collection printemps-été 2018 unisexe et streetwear, baptisée A DNA, lors du défilé organisé en marge de la Fashion Forward Dubai.

En janvier 2017, il avait remporté le prix OpenMy Med de Marseille, qui soutient l’accompagnement des jeunes créateurs de la région méditerranéenne. De quoi assurer une prochaine collection détonnante.

Nostalgie

Son compatriote Karim Adduchi n’est pas en reste en matière de créations sensationnelles. Connu pour ses pièces inspirées par la culture amazighe, il a également réalisé les couvertures de la série de romans Vernon Subutex de l’écrivaine française Virginie Despentes. Son travail ultra-recherché est placé sous le signe du volume et des matières singulières. C’est à Amsterdam que le styliste, nostalgique de la culture marocaine, a fait ses classes. En novembre, il a dévoilé sa nouvelle collection, un hommage à la femme berbère réalisé en collaboration avec des réfugiés syriens.

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