Cameroun : Biya contre les Ambazones

Par Jeune Afrique

Au centre de cette capture d’écran, Lucas Ayaba Cho. © capture écran

Le président camerounais, Paul Biya, souhaite mettre fin aux activités des sécessionnistes dans les régions anglophones du pays.

Alors que des hommes armés ont tué dix membres des forces de l’ordre entre octobre et décembre, les autorités camerounaises tentent d’empêcher le déploiement de la branche militaire du Southern Cameroon National Council (SCNC), le mouvement sécessionniste qui veut proclamer la république d’Ambazonie dans les deux régions anglophones.

À l’issue d’un conclave organisé du 27 au 31 octobre à l’université Ahmadu Bello de Zaria, dans l’État nigérian de Kaduna, Sisiku Julius Ayuk Tabe, le « président intérimaire » de l’Ambazonie, avait annoncé la formation d’un « gouvernement », sans révéler l’identité du « ministre de la Défense ».

Recrutement de combattants

Selon nos informations, il s’agit de Lucas Ayaba Cho. Un embryon d’armée, composé de quelques dizaines de combattants, serait déjà sur le terrain. Et, si l’on se fie aux vidéos de propagande qui circulent sur internet, une campagne de recrutement est en cours.

Enrôlés, formés et encadrés par des séparatistes venus de la diaspora, tels que Nso Foncha Nkem, qui a servi dans l’armée américaine, tous ces hommes font l’objet d’un mandat d’arrêt international. C’est à eux que Paul Biya a déclaré la guerre le 30 novembre, à son retour du sommet d’Abidjan, dans un bref discours lu à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen.

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