Zimbabwe : Mnangagwa, le favori de Paris

Par Jeune Afrique

Emmerson Mnangagwa, sur l'Esplanade des Héros de l'indépendance, à Harare, le 1er novembre 2017. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Le ministère français des Affaires étrangères espère que la nomination d’Emmerson Mnangagwa comme président va renforcer les liens économiques de Paris avec Harare.

Le Quai d’Orsay n’est pas mécontent de l’arrivée au pouvoir d’Emmerson Mnangagwa. Lorsqu’il était encore vice-président du Zimbabwe, la France était parvenue à établir avec lui une relation de confiance, par l’entremise de son ambassadeur à Harare : d’abord Laurent Delahousse (parti pour Bujumbura en 2016), puis son successeur, Richard Boidin, qui lui parlaient tous deux en tête à tête. Selon nos sources, Mnangagwa s’était même engagé, fin 2015, à protéger les investissements français dans son pays.

Paris et Londres dans les starting-blocks

Paris espère donc pleinement bénéficier du redécollage de l’économie zimbabwéenne, qui fut la deuxième d’Afrique australe. Premier investisseur occidental dans le pays, la France n’y a pas le même passif que la Grande-Bretagne ou les États-Unis. Londres espère néanmoins tisser des liens plus étroits avec son ancienne colonie. Rory Stewart, son « ministre pour l’Afrique », a été dépêché à l’investiture de Mnangagwa. Et il a fait savoir, au sein de l’UE, qu’il entendait être le leader sur ce dossier.

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