Tunisie : un luxe encore inédit s’installe à La Marsa

Une vue de la piscine de l'hôtel de luxe Four Seasons qui doit ouvrir le 11 décembre 2017 à Tunis. © DR FourSeasons

Dans la plus chic banlieue de la capitale, le tunisien Mabrouk et le canadien Four Seasons ouvriront, le 11 décembre, le premier cinq-étoiles de l’enseigne dans le pays.

Une situation remarquable, une ambiance ultraraffinée, un linéaire exceptionnel de 500 m de plage. Le groupe canadien Four Seasons Hotels and Resorts, propriété du prince saoudien Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud et du milliardaire américain Bill Gates, ouvre son plus grand établissement en Méditerranée. Ce sera le septième en Afrique du Nord et le premier en Tunisie.

Si le projet peut surprendre, compte tenu des difficultés du secteur touristique dans le pays, il répond pourtant à la demande d’une clientèle internationale exigeante qui ne connaît pas la crise. Et sur le créneau des prestations haut de gamme, le Four Seasons Tunis promet de battre quelques records.

Le leader mondial de l’hôtellerie de luxe a évidemment veillé à ce que l’établissement dont il est le gestionnaire réponde aux normes exigées par sa marque. Mais c’est son partenaire tunisien, le groupe Mabrouk, qui a financé la réalisation du projet, soit un investissement de 234 millions de dinars (environ 79,1 millions d’euros).

Une clientèle d’affaires

Présent dans l’agroalimentaire, la grande distribution, l’automobile, la banque, la finance, les télécoms et le numérique, le holding familial a développé ses activités dans le tourisme via la société Tunisia Hotels Properties, filiale de la Banque internationale arabe de Tunisie (Biat, dont il est l’actionnaire majoritaire). Depuis 2012, avec le français AccorHotels, il a relancé les enseignes Novotel et Ibis à Tunis et à Sfax, ciblant principalement une clientèle d’affaires.

Il prend position sur le segment du très haut de gamme, encore inexploité dans le pays

À travers son partenariat avec Four Seasons Hotels and Resorts, il prend position sur le segment du très haut de gamme, encore inexploité dans le pays. En tout cas, pas avec de telles prestations : 168 chambres (dont les plus petites font 60 m2), 35 suites (certaines avec piscine privée, dont une suite présidentielle de 550 m2), deux lounges, quatre restaurants, neuf salles de conférences, des jardins paysagers, trois piscines (une extérieure, une couverte, une pour les tout-petits), deux courts de tennis, un centre de fitness, un salon de coiffure, un hammam et un spa inspirés des thermes romains, sans oublier les incontournables conciergerie et business center.

Une nouveauté en Tunisie

Aux abords de la marina de Gammarth et avec vue imprenable sur le golfe de Tunis, l’emplacement de l’établissement est à lui seul une rareté. « C’est à la fois une zone touristique chic et sublime – en bord de mer, voisine de Carthage et de Sidi Bou Saïd –, mais aussi proche des centres d’affaires et du cœur de la capitale [situé à 20 km, soit vingt à trente minutes en voiture], où les investisseurs étrangers en visite à Tunis préfèrent généralement séjourner », explique le directeur de l’hôtel, l’Égyptien Ahmed Khalaf, qui a notamment fait ses armes aux Four Seasons d’Alexandrie et de Doha.

Un cadre intemporel, extrêmement raffiné, construit et aménagé exclusivement par des entreprises et des artisans tunisiens

Le palace se distingue aussi par sa structure, à la fois contemporaine et résolument méditerranéenne. Son architecte, le Californien Peter Mason, s’est inspiré du charme des villages méditerranéens, tout en proposant des volumes aérés, habillés de discrètes touches arabo-andalouses et répartis sur plusieurs niveaux, en terrasses, tournés vers la mer.

Résultat : un cadre intemporel, extrêmement raffiné, construit et aménagé exclusivement par des entreprises et des artisans tunisiens. Le savoir-faire local sera également mis en avant dans la qualité de services de l’hôtel, auxquels ont été très rigoureusement formés les 320 employés qui assureront l’ouverture, le 11 décembre. Un effectif qui, selon Ahmed Khalaf, devrait être porté à 400 personnes dès l’année prochaine.

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