Militaires maliens tués dans un raid de Barkhane : pas un mot entre IBK et Parly

Par Jeune Afrique

Ibrahim Boubacar Keïta, président malien, lors d'une rencontre avec la ministre française des Armées, Florence Parly, lors du Forum de Dakar. © DR / Ministère français des Armées

L'opération menée par Barkhane près d'Abeïbara, dans la nuit du 23 au 24 octobre dernier, n'aurait pas été au menu des discussions entre le président malien et la ministre française des Armées, lors du Forum de Dakar, mi-novembre. C'est ce qu'affirment leur entourage.

En marge du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, Ibrahim Boubacar Keïta et Florence Parly se sont entretenus en tête à tête pendant près d’une heure, le 13 novembre.

À en croire leur entourage, le président malien et la ministre française des Armées n’ont pas échangé un mot sur le raid mené dans la nuit du 23 au 24 octobre par la force Barkhane contre un camp jihadiste près d’Abeïbara (Nord-Mali), au cours duquel onze soldats maliens détenus par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ont été tués.

« Renseignements béton »

Côté français, on assure disposer de « renseignements béton » attestant que ces soldats n’étaient pas des « otages » mais des « terroristes » – en clair, qu’ils auraient été retournés par leurs geôliers.

« Le 9 novembre, la ministre a eu un long échange téléphonique à ce sujet avec Tiéna Coulibaly, son homologue malien, glisse un proche de Parly. Après une franche discussion, ils préfèrent se concentrer sur l’avenir. »

Des responsables du ministère français des Armées affirment avoir proposé à leurs homologues maliens de leur fournir tous les éléments dont ils disposent sur cette opération.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici