Cameroun – Catastrophe d’Eseka : Camrail à la barre

Par Jeune Afrique

Selon le bilan officiel, 79 personnes ont péri dans l'accident de train survenu à Eseka, au Cameroun, le 21 octobre 2016. © AP/SIPA

Présent pour la première fois à une audience du tribunal de première instance d’Eseka, le 8 novembre, Didier Vandenbon, l’ex-directeur général de Camrail, a fait face aux parties civiles et aux rescapés de la catastrophe ferroviaire du 21 octobre 2016.

L’ex-directeur général de Camrail est en effet coaccusé, avec la société Camrail (représentée par son actuel directeur général, Jean-Pierre Morel, et par le cabinet d’avocats Nyemb), d’« activités dangereuses, homicide involontaire et blessures involontaires ».

Selon l’expert Marcel Ekoka, qui a présenté son rapport, le système de freinage des wagons chinois qui composaient le convoi est la principale cause de l’accident. Or, selon lui, sa défectuosité était connue de Camrail depuis janvier 2015.

La compagnie a contesté les conclusions de l’expert, dont elle a remis en question la neutralité au motif qu’il est l’un de ses anciens employés. L’affaire a été renvoyée au 22 novembre.

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