Littérature : « Une heure de ténébres », un polar sud-africain

Une heure de ténèbres, de Michèle Rowe, Albin Michel, 562 pages, 24 euros ©

Sans l’ombre d’un doute, l’Afrique du Sud est aujourd’hui le cœur du polar africain. Et il faut désormais compter avec l’inspectrice Persy Jonas, découverte dans Les Enfants du Cap, de Michèle Rowe.

Dans Une heure de ténèbres, l’intrépide jeune femme se trouve confrontée à deux disparitions : celle d’une mère de famille et celle d’une étudiante tourmentée. Lesquelles ont pour points communs d’être blanches et de vivre dans la même résidence de luxe, bien entendu ultraprotégée, du Cap.

« Si c’est un nouveau pays, comment ça se fait qu’il soit aussi merdique que l’ancien ? » se demande Persy Jonas au fur et à mesure qu’elle découvre les trafics de politiciens arrivistes, la corruption de collègues policiers et tous les maux d’une société malade de son passé.

Relations compliquées

Métisse abandonnée par sa mère, maîtresse d’un collègue marié… à sa supérieure hiérarchique, l’inspectrice se débat elle-même avec l’écheveau complexe de ses sentiments, entretenant une étrange complicité avec la psy Marge Labuschagne – qui aime bien s’occuper des enquêtes des autres. Bref, voilà tout un cocktail réuni pour faire d’Une heure de ténèbres un polar dense qui, l’air de rien, dit toute l’Afrique du Sud.

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