Ces superviseurs de la conquête spatiale africaine

Le satellite de Broadband for Africa dont le lancement est prévu en 2019. © Thales Alenia Space

Qui sont les pays africains qui disposent d'une véritable agence spatiale ? Tour d'horizon.

Quelques pays disposent d’une agence spatiale à proprement parler, c’est‑à-dire semblable dans son fonctionnement à la célèbre National Aeronautics and Space Administration (Nasa), mais avec des moyens sans commune mesure. D’autres pays disposent d’institutions principalement consacrées au traitement des données acquises auprès d’autres États, à la gestion des contrats liés, voire, pour les plus ambitieuses, à la conception de ses propres satellites.

Le logo de la National Space Research and Development Agency (NASRDA). © Staff/Royle/AP/SIPA

  • National Space Research and Development Agency (NASRDA)

Date de création : 1999

Son acronyme, proche de la célèbre Nasa américaine, en dit long sur ses ambitions. L’agence est reliée au ministère de la Science et de la Technologie.

  • South African National Space Agency (Sansa)

Date de création : 2010

La Sansa est le poids lourd du continent. Elle fait office de modèle et jouit d’une tradition de recherche spatiale et militaire en Afrique du Sud. La Sansa s’active dans la recherche scientifique pure, mais travaille également à la connaissance de notre univers.

  • Agence spatiale algérienne (Asal)

Date de création : 2002

L’Algérie s’est dotée d’une agence qui comprend plusieurs centres, chacun travaillant sur un pan de la recherche spatiale. L’Asal supervise aussi le Centre de développement des satellites, qui conçoit des microsatellites opérationnels.

  • National Authority for Remote Sensing & Space Sciences (Narss)

Date de création : 1991

La Narss, reliée au ministère de la Recherche scientifique, a entre autres participé à la fabrication et au lancement d’un satellite opérationnel.

  • Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (Ageos)

Date de création : 2010

L’agence gabonaise est étroitement soutenue par Paris, auprès de qui elle obtient notamment des données d’observation.

  • Centre royal de télédétection spatiale (CRTS)

Date de création : 1989

Plusieurs institutions, qui rivalisent de discrétion, accompagnent les ambitions spatiales chérifiennes. Le CRTS chapeaute l’ensemble et est en partie placé sous le regard de l’armée marocaine.

  • Science Space and Technology Centre (SSTC)

Date de création : 2011

Entre la fabrication de télescopes, la vulgarisation scientifique et l’accompagnement des jeunes Ghanéens, le SSTC a parié sur le transfert de compétences en lançant en 2017 un satellite d’observation conçu sous la houlette d’équipes japonaises.

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