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Cet article est issu du dossier «Djibouti : dans la cour des grands»

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Finance

Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh a foi en la finance islamique

Ismaïl Omar Guelleh, président de la République de Djibouti, à son domicile en février 2013. © Vincent Fournier/JA

Depuis 2006, les banques islamiques présentes dans le pays ont permis d’augmenter le taux de bancarisation.

Le Global Islamic Finance Award (Gifa), remis le 6 septembre au président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) à Astana, la capitale du Kazakhstan, récompense la formidable croissance de la finance islamique à Djibouti.

Depuis la libéralisation du secteur bancaire, en 2006, les trois acteurs du pays – Saba Islamic Bank, Salaam African Bank et East Africa Bank – sont parvenus à s’octroyer 25 % des comptes et 21 % du total des actifs de la place.

Entreprises et organisations islamiques

Surtout, ils ont contribué à faire décoller le taux de bancarisation, en allant, hier, « recruter » les dockers au port et en disposant, aujourd’hui, des réseaux d’agences les plus denses du pays (ils détiennent environ 43 % des distributeurs automatiques).

Et ce n’est probablement qu’un début. « Djibouti est l’un des meilleurs tremplins vers l’Afrique pour la finance islamique, qui gère 3 000 milliards de dollars d’actifs à travers le monde, mais seulement 1 % sur le continent », explique un expert financier local.

IOG en est convaincu. En 2016, pour veiller à la régularité des produits financiers, le pays a d’ailleurs installé un Comité national de la charia et, depuis six ans, la Banque centrale de Djibouti organise le grand rendez-vous africain de la finance islamique, l’International Islamic Banking Summit in Africa (IIBSA), dont la prochaine édition aura lieu en 2018.

 

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