Corée du Nord : Pyongyang, fidèle allié de Damas

Pyongyang, juillet 2013. Kim Jong-un, le leader nord-coréen, avec une délégation syrienne. © Yonhap News/NEWSCOM/SIPA

«La Corée du Nord n’a jamais manqué une occasion de nous exprimer son soutien. Bien au-delà d’une affaire purement politique, il s’agit d’un soutien de son peuple au peuple syrien. » selon l'ambassadeur de Syrie en Corée du Nord.

Pour l’ambassadeur  Tamman Sulaiman, Pyongyang reste un fidèle allié de Damas. Des liens qui remontent à la coopération scientifique et militaire engagée par Kim Il-sung et Hafez al-Assad dès les années 1970. Les fresques géantes du musée de la guerre d’octobre 1973 à Damas (construit par les Nord-Coréens) attestent cette solide amitié, cimentée par un sentiment anticolonialiste et par la haine d’Israël, « à la botte des impérialistes américains ».

Une coopération multiple

La coopération s’étend des domaines les plus inattendus (opéra, médias) aux plus classiques (agriculture, industrie). Elle a surtout prospéré dans le secteur de l’armement. La Corée du Nord a largement contribué aux programmes nucléaire et balistique de la Syrie, ainsi qu’au développement de son armement chimique.

Un récent rapport de l’ONU rappelle qu’en 2017 deux cargaisons expédiées par la Komid, le principal marchand d’armes de Pyongyang, et destinées au Centre syrien d’études et de recherches scientifiques ont été interceptées. La Corée du Nord aurait aussi envoyé à Damas plusieurs dizaines d’instructeurs militaires en 1984-1985, puis en 1990. L’agence Tass rapporte de son côté qu’en 2016 des unités nord-coréennes, les Cholma (« cheval de fer »), auraient combattu aux côtés des troupes de Bachar al-Assad. Pyongyang nie catégoriquement toute coopération militaire avec Damas.

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