Djibouti : Eiffage décroche le contrat pour la première usine de dessalement d’eau de mer

Une usine d’embouteillage d’eau naturelle à Djibouti. © Olivier Caslin / JA

Eiffage Génie Civil et l’espagnol Tedagua construiront une usine de dessalement d’eau de mer. L’UE financera le projet à hauteur de 63 millions d’euros.

Cocorico ! Une société française vient de remporter un appel d’offres public à Djibouti. Bien sûr, diront les grincheux, c’est l’Union européenne (UE) qui a choisi.  Il n’empêche que la désignation, fin août, d’Eiffage Génie Civil pour la construction de la première usine de dessalement d’eau de mer du pays permet au secteur privé français de faire un retour remarqué dans le paysage djiboutien.

Même si la filiale d’Eiffage partage le contrat avec l’espagnol Tedagua, spécialiste du traitement des eaux, sous la maîtrise d’ouvrage du ministère de l’Économie et des Finances.

Construire une usine

Ce projet de production d’eau potable par énergie renouvelable (Peper) comprend une unité de dessalement d’une capacité quotidienne de 22 500 m3, pouvant être portée à 45 000 m3 par jour, un réservoir de 5 000 m3, ainsi que le raccordement au réseau de distribution d’eau potable de la ville de Djibouti, en cours.

L’UE finance la majeure partie des 63 millions d’euros nécessaires à la réalisation de l’usine, prévue pour être livrée dans trois ans. Construite sur la baie de Doraleh, elle contribuera à l’indépendance hydrique du pays.

D’autres usines de dessalement sont prévues à court terme à Djibouti, vers le Goubet et Damerjog, dans le cadre des développements portuaires réalisés par les compagnies chinoises.

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