Mauritanie : les trois piliers de la régionalisation

Un garçon mauritanien dans un champs envahi de criquets du désert, près de Kaedi, dans le sud de la Mauritanie, le 5 août 2004. © G. Diana/FAO/AP

La plus importante réforme constitutionnelle adoptée par référendum, le 5 août, concerne la décentralisation et, plus particulièrement, la régionalisation. Le gouvernement travaille à la rédaction des projets de loi et décrets d’application qu’elle nécessite.

Un membre du gouvernement a expliqué à Jeune Afrique les trois piliers de cette réforme pilotée par le chef de l’État. Tout en requérant l’anonymat, étant donné qu’un certain flou persiste, notamment sur le nombre des futures régions et leur découpage…

• Le rôle des régions sera économique. Elles seront formées sur la base de leur spécificité (agriculture, pêche, tourisme, culture sous palmeraies, élevage, mines, etc.) de façon à pouvoir développer ces atouts et être viables.

• Leur autonomie sera réelle. Les conseillers régionaux seront élus au suffrage universel (et non nommés, comme le souhaitaient les « conservateurs ») et éliront leur président. Il sera tenu compte de l’échec de la création des communes et, si les régions se verront transférer des recettes de l’État, elles pourront aussi lever des impôts et faire appel à l’emprunt, ce qui suppose une personnalité juridique.

• Les régions seront distinctes des 15 wilayas actuelles (divisions du territoire administrées par des walis – gouverneurs – nommés, et subdivisées en départements), et il faudra répartir les compétences et les services entre régions, wilayas et communes. Commentaire de notre interlocuteur : « On gère mieux à proximité, et 1 000 ouguiyas (environ 2 euros) seront mieux dépensés à l’intérieur de la Mauritanie qu’à Nouakchott. »

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