Maroc : le gouvernement de transition de Saadeddine El Othmani

Le chef du gouvernement marocain Saadeddine El Othmani, en 2008 à Rabat. © Alexandre Dupeyron pour JA

Poste pour poste, au profit des mêmes partis politiques… C’est l’approche prônée par Saadeddine El Othmani pour remplacer les trois ministres et le secrétaire d’État limogés par le roi.

Le chef du gouvernement,  Saadeddine El Othmani, assure rester dans le périmètre fixé par le communiqué du cabinet royal, qui l’a chargé de « soumettre des propositions de nomination de nouveaux responsables pour remplacer les postes vacants ». Mais il n’est pas encore certain qu’il puisse procéder à ce simple ajustement ministériel sans toucher aux équilibres de sa majorité.

Car si le Mouvement populaire (MP) a déjà tranché et a choisi de rester au gouvernement, se contentant de soumettre de nouveaux noms pour remplacer Mohamed Hassad et Larbi Bencheikh, tel n’est pas le cas du Parti du progrès et du socialisme (PPS), lequel devait réunir, le 4 novembre, son comité central pour décider éventuellement de basculer dans l’opposition.

Phase d’intérim

Auquel cas El Othmani pourrait réaffecter les deux départements du PPS (Habitat et Santé) entre les partis de la majorité actuelle ou même ouvrir la coalition au parti de l’Istiqlal, redevenu « présentable » après l’élection de Nizar Baraka à sa tête.

En attendant cet ajustement ministériel, qui peut toujours se transformer en remaniement élargi, El Othmani a confié l’intérim des départements vacants à des ministres en fonction afin d’assurer la continuité des affaires. Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, hérite ainsi du portefeuille de Nabil Benabdellah à l’Habitat.

Le ministère de la Santé revient à Abdelkader Amara, qui le cumulera avec le département de l’Équipement. Enfin, Mohamed El Aaraj, ministre de la Culture et de la Communication, s’est vu confier le très sensible ministère de l’Éducation nationale. Mais cette phase d’intérim ne devrait pas s’éterniser.

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