Libye : médiations à tout-va

Par Jeune Afrique

L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, en train de serrer la main au secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, en septembre 2017. © Matt Dunham/AP/SIPA

À nouveau réunis à Tunis sous l’égide des Nations unies le 15 octobre pour amender l’accord interlibyen contesté de Skhirat, les représentants du Conseil d’État de Tripoli et ceux de leur rival, le Parlement de Tobrouk, avaient interrompu les négociations le lendemain, laissant craindre une impasse de plus.

Mais les pourparlers ont repris vingt-quatre heures plus tard, au grand soulagement de Ghassan Salamé, envoyé spécial de l’ONU à l’origine de l’initiative. En revanche, malgré le vœu de ce dernier d’unir les efforts de médiation, Alger poursuit ses propres démarches.

Le leader islamiste proche de Tripoli Abdelhakim Belhadj et le général Khalifa Haftar, chef des forces de l’Est, se sont récemment rendus dans la ville et s’y sont très probablement rencontrés. En outre, la capitale algérienne accueillera bientôt une délégation d’anciens kadhafistes. L’un d’entre eux, Béchir Saleh, ex-bras droit de Mouammar Kadhafi, s’est selon nos sources entretenu avec Belhadj à Istanbul mi-août, puis le 13 octobre à Khartoum.

Autre médiatrice, l’UA organisera en décembre, à Addis-Abeba, un sommet extraordinaire sur la Libye.

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