Des diamants, des femmes et des hommes

Grace Mugabe, la femme du président zimbabwéen, le jour de la célébration de l'indépendance du pays, à Harare, 18 avril 2006. © AP/SIPA

En janvier, la une de l’édition mexicaine de Vanity Fair suscita une polémique inattendue. On y voyait Melania Trump faisant mine de croquer des diamants.

Pour sa défense, la première dame des États-Unis aurait pu fredonner, comme l’avait fait si joliment Marilyn Monroe, qu’ils sont les meilleurs amis des femmes… C’est d’ailleurs avec une alliance rivière sertie de 35 de ces pierres précieuses que le joueur de base-ball Joe DiMaggio demanda sa main à la blonde platine, devenue sex-symbol planétaire, en 1953. Le mari passa à la vitesse éclair, les diamants restèrent.

Les grandes déclarations

En matière de scintillants carafons, une autre star hollywoodienne, Elizabeth Taylor, en connaissait un rayon. Pour ses célèbres yeux violets, l’acteur Richard Burton fit des folies. Il l’épousa deux fois et lui offrit, en 1969, le Taylor-Burton, un solitaire d’une valeur supérieure à 1 million d’euros découvert en Afrique du Sud.

Gâtée par le milliardaire Aristote Onassis, la cantatrice Maria Callas brûlait au feu de la même passion. En 2004, une vente aux enchères réunit à Genève une myriade de nababs prêts à tout pour posséder l’un de ses bijoux en diamants.

Du côté des premières dames africaines, la Zimbabwéenne Grace Mugabe remporte la palme. À en croire un câble diplomatique américain que WikiLeaks a publié en 2010, elle aurait gagné des millions de dollars grâce à la vente illégale de ces gemmes.


Croqueuse de diamants

Née au début du XXe siècle, cette locution désigne une femme fatale, qui se met en couple dans le dessein de profiter de la fortune de son conjoint. Elle réunit deux expressions : le « croqueur de dot », qui désigne celui qui dilapide une dot ou un héritage en un rien de temps, et le terme argotique « croqueuse », pour « prostituée ». Pas très flatteur…


Elle s’appelait Diam’s

Son vrai nom (Mélanie Georgiades) ne rimant pas bien avec le rap hard-core, la chanteuse Diam’s s’était mise en quête d’un pseudonyme plus éclatant. Elle opta pour le diamant, dont deux vertus l’avaient séduite : il n’est constitué que d’éléments naturels et ne peut être brisé que par un autre diamant.


Le Golden Jubilee

Le Golden Jubilee, 545-carat © AIGS; RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/Stéphane Maréchalle; Royal Collection Trust

Comme la plupart des plus gros diamants du monde, le Golden Jubilee (545 carats) a été découvert en Afrique du Sud. Il a été taillé à partir d’une pierre brute de 755 carats extraite d’une mine de la région de Pretoria en 1985.

Onze ans plus tard, ce solitaire jaune et brun dont la valeur est estimée entre 3 millions et 11 millions d’euros a été offert au roi de Thaïlande, à l’occasion du cinquantième anniversaire de son accession au trône.


Le Régent

Conservé au musée du Louvre depuis 1887, il passe pour l’un des diamants les plus beaux du monde pour sa pureté et la qualité de sa taille.

Découvert à Golconde (Inde du Sud) en 1698, il pesait 426 carats et fut réduit à 140,6 carats par le joaillier londonien Harris (1704). Vendu au régent Philippe d’Orléans, dont il tient son nom, il fit dès lors partie des joyaux de la Couronne de France.

Louis XV et Louis XVI le portaient sur leurs chapeaux. Bonaparte le fit enchâsser sur la garde de son épée en 1801. Il fut ensuite serti sur les couronnes de Louis XVIII, de Charles X et de Napoléon III, puis sur le diadème à la grecque de l’impératrice Eugénie.


Le Koh-i-Noor

Il n’est pas le diamant le plus précieux du monde, mais il est le plus célèbre, et son histoire est mystérieuse.

Le diamant de Kohinoor, situé sur la croix maltaise devant la couronne de la reine-mère. © Royal Collection Trust

Si les premières traces écrites de son existence remontent au XVIIIe siècle, il pourrait avoir été trouvé durant l’Antiquité. Aujourd’hui, il brille dans une vitrine de la Tour de Londres, où sont conservés les joyaux de la Couronne.

Personne ne l’a porté depuis la mort de la reine Victoria en 1901, en raison d’une prétendue malédiction. Comme il appartenait jusqu’en 1849 au maharadjah du Pendjab, l’Inde réclame le retour sur le sous-continent de ce symbole du pillage colonial. Le Pakistan et les talibans afghans aussi…

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